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2020-09 : Synthèse climatique du mois de septembre sur le Poitou

Mois très contrasté, avec un passage brusque de l’été à l’automne

Du 1er au 18 : anticyclonique

Jusqu’au 18 en journée, les conditions anticycloniques prédominent et assurent un temps le plus souvent sec et largement ensoleillé. Les quelques passages nuageux ne donnent que peu voire pas de précipitation. Quand aux températures, elles sont le plus souvent au-dessus des normales, devenant même par moments caniculaires avec de nombreux records de températures maximales. La journée du 18 voit le ciel se couvrir peu à peu, avec une évolution pluvio-instable la nuit suivante, annonciatrice d’un changement de temps.

Du 19 au 23 : chaud et orageux

Dans une atmosphère surchauffée par les chaleurs des jours précédents, un temps très instable sévit durant ces 4 jours, avec des orages quotidiens. Après les pluies instables de la nuit précédente, les orages touchent surtout la moitié Nord-Est de la région le 19, avec localement de très fortes précipitations (32.7 mm à Secondigny (79), 69.5 mm à La Trimouille (86), dont près de 46 mm en 1 heure ! ). Le lendemain, les orages sont plus localisés et touchent surtout le Poitou, notamment les Deux-Sèvres. Le 21, l’activité orageuse, plus importante, n’épargne que les 2/3 Nord-Est du Poitou, donnant encore localement de fortes précipitations : autour de 25 mm à Prin-Deyrançon (79), Passirac (16) et Montlieu (17). Le 22, l’activité est réduite, avec juste quelques petites averses orageuses locales. Enfin, le 23, les pluies orageuses sont quasi-généralisées, plus importantes sur le Nord-Ouest des Deux-Sèvres (26.4 mm à Moncoutant). Malgré un soleil assez discret, les températures restent chaudes pour la saison.

Du 24 au 30 : frais et perturbé

Dans une atmosphère nettement rafraîchie, les passages pluvieux se succèdent, entrecoupés de temps instable avec des averses : passage pluvieux marqué le 24 touchant toute la région (20 à 30 mm sur une bonne partie des Charentes) ; averses fréquentes le 25 ; perturbation atténuée touchant les Charentes et le Sud du Poitou le 26, puis retour d’Est touchant la moitié Est le 27 ; accalmie le 28 avec du soleil puis le 29 avec cette fois beaucoup de nuages mais peu ou pas d’eau ; enfin, le 30, nouvelle perturbation active généralisée (généralement 8 à 20 mm). Les températures baissent brusquement et passent en-dessous des normales de saison, notamment le 27 où les maximales vont de 12 à 17 degrés d’Est en Ouest. Quant au soleil, il est souvent aux abonnés absents.

Précipitations:

Elles sont très contrastées : sur l’Ouest des Deux-Sèvres (prolongement vers le Nord de la Charente Maritime), l’extrême Nord et la pointe Sud-Est de la Vienne, il est tombé 80 à 100 mm, avec du coup un excédent de +15 à +75 % ; ailleurs, le cumul mensuel va de 35 à 70 mm, avec là des valeurs plus proches des normales, et même souvent déficitaires de -20 à -40 %. Il existe aussi un fort contraste temporel, entre une première quinzaine particulièrement sèche (au maximum autour de 1 mm sur l’Ouest de la région…), et une seconde quinzaine bien arrosée, voire très arrosée par endroits.

Températures:

Les températures sont plus chaudes que la normale de +1.5 à +2.5 degrés. L’été est donc resté très présent jusqu’à échéance, avec encore quelques températures caniculaires (en tous cas pour les maximales, les minimales ne pouvant être qualifiées de « caniculaires »), et a même fait un peu de rab jusqu’au 24. D’ailleurs, la température moyenne des deux premières décades est exceptionnellement élevée, arrivant généralement dans le trio de tête des plus élevées depuis l’après-guerre. Il s’agit même, sur cette période, d’un record pour la moyenne des températures maximales ! A l’inverse, malgré globalement des températures moyennes proches des normales, la dernière décade s’est révélée très fraîche, avec des températures maximales, en moyenne sur la décade, plus basse de 2 degrés que la normale, et ce malgré un contraste important entre le début de la décade, encore très chaud, et la dernière semaine exceptionnellement froide.

Insolation:

Avec 220 à 230 heures dans les terres, et autour de 240 heures sur la côte, l’ensoleillement mensuel est excédentaire de 10 à 15 %. Le contraste reste de mise entre les deux premières décades très bien ensoleillées, et la dernière décade, beaucoup plus nuageuse. Ainsi, pour le cumul des deux premières décades, l’année 2020 arrive en 3ème position des plus ensoleillés à Poitiers (depuis 1946), en 5ème position à Niort (1964) et Cognac (1964), et en 9ème position à La Rochelle (1955) ; à contrario, pour le cumul de la dernière décade, Septembre 2020 arrive en 4ème position des moins ensoleillées à Niort, en 6ème position à Poitiers et Cognac, et en 12ème position à La Rochelle.

Vent:

Si les vents sont assez nettement dominants de Nord-Est à Niort et de Nord-Ouest à La Rochelle, il n’y a pas vraiment de secteurs dominants ailleurs, mais plutôt une très faible proportion des vents d’Est à Sud. En fait, les vents ont globalement été dominant de Nord-Est sur les deux premières décades anticycloniques, et d’un large secteur Ouest sur la troisième décade perturbée.

Il n’y a pas eu de vents forts ce mois-ci, si ce n’est sur la période du 23 au 25. Le 23, les orages sont accompagnés de rafales de vent autour de 50 km/h, jusqu’à 75 km/h à Chassiron et 80 km/h à Royan. Le 24, sous les averses orageuses, les rafales atteignent 50 à 70 km/h, 80 km/h sur la côte et 100 km/h dans les îles. Enfin le 25, dans un même ciel de traîne, on enregistre là encore des pointes entre 50 et 70 km/h dans les terres, jusqu’à 76 km/h à Poitiers, 80 à 90 km/h sur le côte, et 100 km/h à Chassiron.

Faits marquants :

Les fortes pluies orageuses du 19 :

Après les pluies orageuses actives de la nuit précédente, une nouvelle évolution orageuse touche les Deux-Sèvres entre le Mellois et l’Ouest de la Gâtine, et surtout la Vienne limousine. On enregistre en Deux-Sèvres 16.6 mm à Moncoutant, 18.2 mm à Surin, 22.6 mm à Pougne-Hérisson, et 32.7 mm à Secondigny, dont 30.3 mm en 2 heures. Mais c’est en Vienne limousine, sur le poste de La Trimouille, que les pluies ont été les plus intenses : 68.7 mm en 3 heures 30 mn dont 45.9 mm en 1 heure, 41 mm en 42 minutes, et 31.2 mm en 1/2 heure ! On atteint là des valeurs centenales…

Des températures maximales records :

Comme on l’a vu, la moyenne sur les deux premières décades des températures maximales n’a jamais été aussi haute depuis l’après-guerre. C’est la journée du 14 qui a été la plus chaude. Ce jour-là, le mercure atteint 31 à 33 degrés sur la côte, et 34 à 37 degrés dans les terres. Des records de températures maximales pour un mois de Septembre sont ainsi battus dans le Poitou :

– dans les Deux-Sèvres, dans le Thouarsais : 35.7°C à Glénay (depuis 1959 ; précédent record, 35.5°C le 1er Septembre 1961), 35.8°C à Thénezay (1978 ; 34.5°C le 03/09/2003), 35.8°C à Thouars (1975 ; 35.5°C le 03/09/2003) ;

– dans la Vienne : 35.4°C à Poitiers (1946 ; 34.8°C le 01/09/1961), 35.3°C à Loudun (1966 ; 33.4°C le 08/09/1966), 34.7°C à Lusignan (1965 ; 33.9°C le 03/09/2005), 35.4°C à Neuville (1973 ; 34.4°C le 04/09/2013).

2020-08 : Synthèse climatique du mois d’aout sur le Poitou

Un mois très contrasté sur la région

Malgré un ensoleillement tout juste conforme par endroits, la moyenne des températures est de 1 à 3 degrés plus élevée que la normale. En excès localement, les pluies orageuses donnent des cumuls généralement déficitaires. Après un début de mois sec, plusieurs vagues orageuses circulent sur le sud-ouest de la France du 9 au 21. Du 28 au 30, une dernière perturbation vient atténuer les déficits dans le sud. Finalement, les précipitations sont excédentaires au nord de la côte, entre le Cap- Ferret, Bordeaux, Saintes et Oléron, et ponctuellement ailleurs ; le reste de la région présente souvent des déficits variant de 30 à 60%. Si quelques journées et nuits sont fraîches, surtout en début et fin de mois, les températures dépassent les 30°C du 5 au 12, et avoisinent même les 40°C le 7, faisant de ce mois d’août 2020 le 4ème mois d’août le plus chaud depuis 1950. L’ensoleillement du mois est globalement proche de la normale, avec une succession de petites périodes ensoleillées et de temps plus nuageux.

Un épisode caniculaire remarquable

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Écart à la normale de l’indicateur thermique moyen depuis 50 ans

Dès le 5, les températures dépassent presque partout les 30°C. La très grande majorité des départements de Nouvelle Aquitaine passe alors en vigilance "canicule" dans l’après-midi. Et, si la couleur est d’abord jaune pour cette vigilance, elle passe à l’orange dès le lendemain après-midi sur toute la région hors les départements côtiers. Cette vigilance canicule ne sera levée que le 12 dans l’après-midi avec la promesse d’un nette rafraichissement le jour suivant. C’est donc 6 à 7 jours de très fortes chaleurs (couleur orange de la canicule) qu’aura connu notre région, cet épisode de 2020 étant le plus intense depuis 1950, après bien sûr celui de 2003. C’est la journée du 7 qui a été la plus chaude, avec des températures maximales souvent voisines de 40°C. Quelques records absolus ont ainsi été battus : 41.6°C à Barbezieux (16).

Températures

Si, comme on l’a vu, les températures sont globalement plus chaudes de 1 à 3 degrés par rapport aux normales, il convient de faire un distinguo entre les départements de l’ouest, des Deux-Sèvres et ceux du reste de la région. En effet, les températures moyennes mensuelles ne sont plus élevées que de 1 à 2 degrés sur l’ouest, voire même se rapprochent des normales localement, à Ménigoute (79). Alors que sur les autres départements, l’écart atteint le plus souvent 2 à 3 degrés. Cela se traduit notamment par un nombre de jours où la température maximale a atteint ou dépassé 30°C qui va de 5 dans le nord-ouest de la Charente Maritime. A noter malgré tout un mois qui finit dans une relative fraicheur, avec des températures maximales en-dessous de normales de -3 à -5 degrés entre le 28 et le 31, avec cependant un écart moindre (environ 1 degré) pour les températures minimales.

imageIndicateurs quotidiens des températures minimales et maximales

Précipitations

Du fait du caractère orageux des précipitations, on observe beaucoup de disparité sur le rapport aux normales du cumul mensuel, même si on peut, un peu comme pour les températures, faire un distinguo entre les Deux-Sèvres, plus arrosé, et le reste de la région, plus sec. En effet, les pluies sont souvent excédentaires, de +20 à +40%. A contrario, le manque d’eau est plus fréquent sur l’est, avec un déficit atteignant généralement -20 à -40%, et même autour de -60% localement, sur l’est de la Vienne. La station la plus arrosée a été Mauprévoir (86), avec 73,6 mm (normale à 58,2 mm). La station la plus sèche a été Archigny (86) où il n’est tombé que 18.6 mm (normale à 49 mm).

2020-07 : Synthèse climatique du mois de juillet sur le Poitou

Un mois de juillet 2020 très très sec et très ensoleillé

Les conditions anticycloniques de nord-est ont largement prédominé en surface.

Précipitations : Trés très sec

Une sécheresse marquée sur l’ensemble du Poitou. Le déficit pluviométrique est généralisé et très important. Les rapports aux normales sont de 15 à 30 % sur les Gâtines, ailleurs ils varient entre 2 et 8 % et quelques zones comme la région d’Archigny où ils atteignent à peine une dizaine de pourcents . Au total, il a été relevé 18,2 mm à Surin (79) dans les Gâtines, est ailleurs entre 1 mm et 5 à 6 mm. Il y a eu plusieurs jours où quelques gouttes sont tombées en première décade. C’est en dernière décade, le 25 juillet, que les précipitations les plus importantes ont été enregistrées et essentiellement sur le centre des Deux Sèvres : 14,2 mm à Surin (79), ailleurs les cumuls journaliers ont été compris entre 2 à 3 mm par exemple sur la Vienne. En toute fin de mois, on a enregistré un peu d’activité orageuse, le 31 juillet, quelques coups de tonnerre on été entendus sur un quart nord-est de la Vienne et jusqu’à Poitiers.

Faits marquants :

La forte sécheresse qui s’est établie durant tout ce mois de juillet 2020 a été exceptionnelle dans le Poitou. Des records ont été battus, et sous l’influence de vent continentaux parfois soutenus l’humidité a atteint des minima. Ainsi à Niort (79) avec 1 mm de précipitation mensuelle, juillet 2020 est le mois le plus sec depuis 1958, ainsi qu’à Lezay (79) où l’on a relevé que 4 mm et ce depuis 1881 ! En Vienne, à Poitiers (86) avec 1,8 mm seulement de cumul mensuel, c’est une valeur minimale record depuis 1921, à la Trimouille (86) avec 3,4 mm, 2020 établit un nouveau record depuis 1932, à Mauprévoir on a relevé 1,4 mm soit aussi un nouveau record depuis 1946.

Températures : chaud en journée, frais en matinée

A l’échelle du mois, les températures moyennes mensuelles affichent un excédent allant de 0 à 0,5 °C au voisinage de l’Anjou à presque 2 °C sur une bonne partie centrale de la Vienne. Ce sont les températures maximales qui ont été élevées, sur le mois elles affichent de 0,5 à 1°C de plus sur un quart nord-ouest des Deux Sèvres, à 2 à 3°C sur le sud-est de la Vienne, ailleurs entre 1 et 2°C. Les températures minimales moyennes mensuelles se situent assez généralement à l’échelle du Poitou autour des normales ou un peu en dessous comme sur la Vienne limousine ou au voisinage de l’Anjou. Le mois a été marqué par des journées à fortes amplitudes thermiques, avec quelques nuits bien fraîches pour la saison et des journées chaudes, et un pic de chaleur en fin de mois. Ainsi le 7 juillet au matin on relevait seulement 6,5°C à la Trimouille, 6,7°C à Mauléon (79) et ailleurs 7 à 11°C ce jour là, des températures très printanières pour un mois de juillet ! Le thermomètre s’est envolé en fin de mois avec un pic de chaleur remarquable sur l’ensemble du Poitou le 30 juillet : on a enregistré 38,2°C à Melle (79), 38°C à Montmorillon(86) ce jour là, Le 31 juillet, le pic s’est maintenu sur un quart Est avec encore des valeurs supérieures à 35°C : 37,9°C à Montmorillon (86). Sur une moitié Ouest de l’air plus frais a gagné et rafraîchi progressivement l’atmosphère ainsi la baisse a été de l’ordre de 5 à 6 °C, alors que l’on gardait encore des valeurs supérieures à 35°C sur les trois quart Est du département : 38,6°C à la Trimouille ou au Vigeant et 37,9°C à Montmorillon.

Insolation : un soleil estival bien présent

Le soleil a été bien présent et souvent du début à la fin de journée, avec un nombre de journées de plein ensoleillement deux fois plus importants que les normales saisonnières, ainsi l’excédent d’ensoleillement est généralisé et important : il varie entre 120 et 130 % des cumuls moyens mensuels. A Poitiers on a relevé 308h04mn de soleil ( normale mensuelle de 242h42nm), ainsi le mois de juillet 2020 est le 8ème mois le plus ensoleillé depuis 50 ans, derrière 2019 qui a été en Vienne, le mois le plus ensoleille sur ce cinquantenaire. A Niort avec 311h 45mn, 2020 se situe en 6éme position derrière 1971 qui a été le plus ensoleillé suivi de prés par 2019,

Vent : nord-est à sud-ouest dominants

Du fait du positionnement des conditions anticycloniques, les vents continentaux ont été bien présents tout au long du mois, souvent modérés à assez forts. Ils ont contribué à l‘asséchement des terres mais aussi à limiter l’impact sur les personnes dans les moments de chaleur plus marquée. En fin de mois les vents de sud-ouest ont été localement forts comme le 27, où on a relevé jusqu’à 55km/h en pointe à Chauvigny.

2020-06 : Synthèse climatique du mois de juinsur le Poitou

Mois irrégulièrement pluvieux, souvent orageux un peu frais avec un soleil timide

Précipitations: Forte irrégularité des pluies et forte pluviométrie par endroits

A l’échelle de la région les cumuls mensuels sont très irréguliers tant les cumuls sont liés aux nombreux épisodes pluvio-orageux qui ont émaillé ce mois de juin avec plus ou moins d’intensité. Les jours de pluie ont été nombreux et intenses les deux premières décades, elles ont contribué à l’essentiel de l’excédent des cumuls mensuels. Ceux-ci varient de presque 115 mn à un peu moins de 50 mm. Les excédents sont importants sur une grande partie des Deux Sèvres, où sur les Gâtines il est tombé au moins deux fois la normale mensuelle. On relève aussi de forts excédents sur l’extrême nord-ouest et sud-est de la Charente-Maritime. Certaines zones passagèrement épargnées par les lignes orageuses affichent comme sur le Niortais, sur une zone allant du pays Mélusin au Chauvinois, ainsi que dans le pays Barbézilien ou encore dans les confins du nord-est de la Charente des cumuls proches des normales ou des déficits de 10 à 15 %,

Dès le premier jour du mois, des orages ont imprimé leur marque sur ce mois de juin 2020, souvent assez forts à forts avec de la grêle et ou des rafales de vent. Ils ont débordé en début de mois sur la moitié sud des Charentes donnant par endroit des cumuls journaliers importants : on relève jusqu’à 34,8 mm le 1 juin à St Germain de Lusignan(17), ces orages ont ensuite touché, en décalé, les autres départements : 21,4 mm à Civray(86) le 3 juin. A la suite, un temps perturbé et nettement plus frais s’est établi, parfois encore orageux comme le 8 juin. Le 11 juin a été particulièrement pluvieux et automnal, les pluies ont été plus importantes sur une moité sud des Charentes. La forte instabilité pluvio-orageuse qui s’est établie le 16 juin a donné une lame d’eau irrégulière allant de 33,5 mm à St Maixent l’Ecole(79) à 3,6 mn à Archigny(86). La dernière décade a été plus sèche avec quelques débordements orageux au voisinage du Limousin le 25 et des orages peu pluviogéniques le 26 juin sur une partie centrale des Deux Sèvres, et quelques pluies passagères à la suite avant la fin de mois.

Températures: un yoyo thermique : entre coup de chaud estival et frais printemps

A l’échelle du mois, les températures moyennes mensuelles sont un peu en dessous des normales de -0,5 à très localement -1°C. Ce déficit thermique tient surtout aux températures maximales qui après quelques excès ont été très printanières. Les moyennes des minimales se situent autour des normales sans plus, juste un peu plus élevées sur la façade ouest de la région.

Les trois premiers jours du mois ont été sous l’influence d’air chaud, ainsi les maximales ont souvent été comprises entre 25 et 30°C. Le 2 juin, la journée a été chaude avec des valeurs proches de 30°C : 30,6°C à Prin Deyrançon( 79) ce jour-là. Le 4 juin, les températures ont plongé d’une petite dizaine de degrés et cette ambiance bien printanière s’est maintenue une bonne partie du mois. Le 11 juin, le thermomètre a peu évolué en journée, l’amplitude thermique s’est réduite à quelques degrés, assez généralement les températures maximales n’ont peu ou pas dépassé les 15°C : on a seulement relevé 13°C à Scillé ce jour-là, les maximales les plus élevées ont été enregistrées en Charente Maritime : 18,4°C à Marans(17). La matinée du 20 juin a été particulièrement fraîche avec des minimales autour de 10°C sur tout le Poitou : 8,3°C à Parthenay ! Les températures maximales sont en hausse à compter du 22 juin et retrouvent des valeurs estivales avec un pic de chaleur les 24 qui a été la journée la plus chaude à l’échelle de la région particulièrement sur le Poitou, et le 25 juin où le thermomètre à dépasser allégrement les 30°C : 34,3°C à Archigny(86), 34,2°C à Thénezay(79) le 24. De nouveau du yoyo avec des valeurs qui retombent en deçà de 20°C le 28 juin et qui restent printanières jusqu’à la fin du mois.

Insolation: un soleil aux abonnés absents

Le temps fortement perturbé a contribué à un ensoleillement déficitaire sur l’ensemble de la région. C’est sur le Thouarsais et le Loudunais que le déficit est le plus marqué : seulement 75 % de la valeur normale d’un mois de juin et c’est l’extrême sud de la Charente boisée qui a eu un peu plus de soleil. Le manque de soleil s’est fait sentir tout le mois mais c’est en deuxième décade qu’il a été le plus flagrant. Assez généralement, il manque à l’échelle du mois entre 55 à 65 heures de soleil sur le quart nord du Poitou, et 30 à 50 heures plus au sud avec un dégradé nord-sud.

Vent: Sud-ouest

Les vents ont été très nettement dominants de secteur de sud-ouest sous l’influence des flux perturbés. Quelques fortes rafales souvent sous orages ont été relevés. Ces rafales se sont produites essentiellement sur plusieurs jours : le 3 juin (60,8km/h sur Niort(79), le 5 juin (68km/h sur Chassiron (17)), le 12 juin ( 76km/h à St Agnant(17)), le 13 juin ( 72km/h à Loudun (86)),

Faits marquants :

Nombreux et fréquents orages, parfois accompagnés de fortes précipitations comme le 1 juin en Charente Maritime à St Germain de Lusignan (34,8 mm en quelques heures) ou en Charente à Rioux Martin (31 mn en 1 heure).

2020-05 : Synthèse climatique du mois de mai sur le Poitou

Mois assez chaud et très bien ensoleillé, mais très irrégulièrement arrosé

Précipitations:

Dans la foulée d’une fin Avril arrosée, le temps reste perturbé jusqu’au 4 Mai avec des passages pluvieux qui se succèdent, donnant des pluies conséquentes sur le Nord-Est de la Vienne le 2 (26 mm à Châtellerault et Archigny). Après quelques jours de répit, un nouvel épisode pluvieux affecte la région du 8 au 13, avec des pluies souvent remarquables le 10. S’en suit une longue période anticyclonique, seulement entrecoupée par un petit passage pluvieux précédé d’averses le 22 en fin de nuit/début de matinée.

On ne compte donc en moyenne que 9 jours de précipitation, et 2 longues périodes sèches, du 14 au 21 et du 23 au 31.

Sur le mois, le cumul est étroitement lié aux précipitations du 10. Ce jour-là, en effet, les fortes pluies ont épargné la Charente, l’extrême Est de la Charente Maritime et le Sud-Est de la Vienne. Ce sont justement ces régions qui présentent un déficit de précipitation atteignant généralement 25 à 45 %, et même 55 % à La Couronne (16). A noter également des déficits locaux de 20 à 30 % dans les Deux-Sèvres, vers la Gâtine et le Nord-Ouest du Bocage. Ailleurs, les précipitations sont soit proches des normales, soit 10 à 30 %, l’excédent atteignant 40 à 50 % sur le Nord-Ouest de la Charente Maritime.

Faits marquants :

Les fortes pluies du 10 : Sous l’influence d’une dépression sur le sud de la région, des pluies abondantes affectent notre région, avec une activité moindre sur la Charente et le Sud de la Vienne. Il tombe souvent + de 30 ou 40 mm, avec un maximum de 68 mm à Saint-Maixent-l’Ecole, soit presque autant qu’un mois de Mai normal : c’est même un record en 24H depuis 1948 !

Températures:

Si le mois commence dans la fraîcheur, les températures deviennent estivales le 4 puis restent assez chaudes jusqu’au 10. Après une chute de 10 à 13 degrés le 11 (!), la fraîcheur persiste jusqu’au 13 puis les température remontent peu à peu, repassant au-dessus des normales à partir du 16. Le temps reste alors assez chaud jusqu’à la fin du mois, avec juste un petit coup de frais le 23.

Du côté des températures, elles sont globalement plus chaudes de 1 à 2 degrés. Cela fait maintenant 1 an que l’on relève des températures + chaudes que la normale : du jamais vu ! Cette douceur est caractérisée par quelques journées chaudes : le 4 (26 à 28 degrés, un peu moins sur le Nord du Poitou), les 20 et 21 (27 à 31 degrés), et du 27 au 31 (27 à 30 degrés). Il s’en suit un nombre de jours exceptionnellement élevé où la température maximale a atteint ou dépassé 25°C : il va de 10 à 15, contre 4 à 7 normalement. A noter qu’à Barbezieux, il y a eu 5 jours où le mercure a atteint ou dépassé 30°C : c’est un record depuis le début des mesures en 1959 !

Du côté des minimales, l’écart aux normales est de +0.5 à +2 degrés, alors que pour les maximales, il varie entre +1.5 et +2.5 degrés.

Insolation:

Avec 288 heures à Cognac, 290 heures à Niort et Poitiers, et 298 heures à La Rochelle, l’ensoleillement est très largement supérieur à la normale (+30 à 40 %). Cela fait de ce mois de Mai 2020 un des plus ensoleillé de ces 65 dernières années : Mai 2020 arrive ainsi au 4ème rang des mois de Mai les + ensoleillés à La Rochelle (après 1960, 1989 et 2011) et Poitiers (après 1952, 1989 et 2011), au 3ème rang à Cognac (après 1989 et 2011), et au 2ème rang à Niort (après 2011).

En fait, la 1ère quinzaine a été plutôt grise malgré quelques belles journées, du 4 au 7 et le 15. Il n’y a ainsi eu que 76 à 78 heures (presque 89 à La Rochelle) de soleil, dont + de 55 heures (+ de 60 à La Rochelle) sur ces seules 5 belles journée, les nuages dominant nettement sur les 10 autres journée.

A Contrario, la 2ème quinzaine a été exceptionnellement ensoleillée, avec 209 à 215 heures de soleil, soit + ou autant que la normale qui est de 206 à 216 (231 heures à La Rochelle). Et là, c’est du jamais vu depuis l’après guerre sur l’ensemble des stations !

Vent:

Les vents ont été très nettement dominants de secteur Nord-Est, avec 40 à 50 % des cas observés. Ils ont été le plus souvent modérés, avec juste quelques petits coups de vent, et n’ont que rarement dépassé les 70 km/h : le 4 à La Rochelle et Chassiron avec respectivement 73 et 71 km/h ; le 11 La Rochelle et Melle (73 km/h), Scillé (78 km/h) et Chassiron (83 km/h).

2020-03 : Synthèse climatique du mois de mars sur le Poitou et La Nouvelle-Aquitaine

Après la pluie le beau temps, mais…

Durant la première semaine de mars, non seulement il pleut abondamment sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, mais le vent est également fort, voire tempétueux. Les pluies deviennent moins régulières et plus faibles ensuite. Après une dernière perturbation les 15-16 mars, le beau temps s’installe et devient même chaud. Mais nous ne sommes qu’en mars et l’hiver n’a pas dit son dernier mot : la neige fait son apparition le 30, même près de l’océan, il neige à La Rochelle !!! Les quantités de pluie tombées au cours du mois sont finalement proches de la normale sur l’est de la région, de la Creuse à l’est du Lot-et-Garonne, mais la dépassent largement ailleurs : souvent compris entre 30 et 80%, les excédents atteignent localement le double de la norme. En ce qui concerne la moyenne mensuelle des températures, elle se situe 0,5 à 1°C au-dessus de la norme sur une bonne moitié nord de la région et se rapproche davantage des normales dans le sud où l’ensoleillement est légèrement déficitaire.

Fait marquant

De la neige !

Le contraste est saisissant lorsqu’un froid polaire descend sur la Nouvelle-Aquitaine le 30 mars alors qu’il faisait plus de 20°C la semaine précédente. Au petit matin, un léger voile de neige recouvre le sol, du Limousin au Poitou et jusqu’à Royan et le Bassin d’Arcachon. Sur le plateau des Millevaches, l’épaisseur atteint2 cm dès 700 m. Le phénomène est fréquent en mars à Limoges depuis le début des années 2000 ; il se produit tous les 3 ans en moyenne à Poitiers et Niort et c’est la 5e fois à Bordeaux. En revanche, le fait est remarquable en Charente-Maritime où ce n’est que la 2e fois qu’il neige en mars ces 20 dernières années. La pluie élimine toute trace en plaine dans la journée, mais le temps reste très froid : 5 à 12 degrés en dessous des normales (0,1°C à Peyrelevade(19), 4,4°C à Biscarrosse (40) au meilleur de la journée) ; d’autant plus qu’une bise glaciale accentue la sensation de froid.

Les températures

Des températures tout juste normales ou fraîches accompagnent le mauvais temps en début de mois, notamment le 3 et le 6 mars où les maximales ne dépassent pas les 3 à 8°C du Poitou au Limousin. Une bouffée de chaleur à 16-22°C remonte du sud-est le 15, mais il ne fait plus que 10-14°C le lendemain. A partir du 18, un temps chaud et ensoleillé s’installe sur la région : les températures maximales dépassent souvent les 20°C et elles grimpent 4 à 11 degrés au-dessus de la norme le 19(24,3°C à Argentat (19), 24,1°C à Barbezieux (16),25,1°C à Montignac (24)). Mais mars est un mois de transition et il peut faire bien froid par moments. C’est le cas en fin de mois : à partir du 25, les gelées se généralisent alors que les températures nocturnes étaient restées au-dessus des normales(ou presque) jusque là. Les 27 et 31, elles descendent souvent 4 à 6 degrés en dessous des normales :-4,2°C le 27 à Créon d’Armagnac (40), -7,2°C le 31 à Chambonchard (23). En journée, le froid devient mordant le 29 et surtout le 30 (jusqu’à 12 degrés en dessous de la norme en Gironde et dans les Landes).Les maximales n’atteignent pas 5°C dans le centre de la région mais il fait 9-10°C sur le Poitou et 8°C sur le Pays basque. Il fait moins froid le 31.

Les précipitations

Les perturbations s’enchaînent en début de mois et touchent l’ensemble de la région. En 6 jours (du1er au 6), il tombe souvent l’équivalent d’un mois de pluie : parfois plus de 70 ou 80 mm en plaine et plus de 100 mm sur les reliefs. Les jours suivants, les pluies ne se produisent que localement, mais sont encore généralisées les 8, 9, 15 et 16 mars. Dans les Pyrénées-Atlantiques, les journées des 6 et 15mars sont les plus arrosées avec localement plus de 40 mm ; dans le Limousin, c’est le 5 avec 10 à plus de 30 mm ; dans le Poitou-Charentes, il tombe plus de 30 mm par endroits le 1er et le 4 mars. A partir du 17, le temps se met au sec pendant 5 jours, puis un peu de pluie tombe ici ou là les 22, 23 et 26.Le 29, les nuages finissent par donner quelques gouttes l’après-midi et la nuit suivante. Les précipitations se transforment en neige à l’aube du30 mars, épargnant le sud. Des pluies arrosent ensuite le centre de la région, surtout l’après-midi, avant le retour d’un temps sec le 31 à l’exception du Pays basque. Ces dernières années, les pluies de mars tombent souvent en excès sur la Nouvelle-Aquitaine. Cette année, l’ouest a été plus abondamment arrosé que le Limousin et la Dordogne ; l’excédent moyen de38% sur la région reste inférieur à celui de mars 2018qui était de 75%.

2020-02 : Synthèse climatique du mois de février sur le Poitou et La Nouvelle-Aquitaine

Toujours pas d’hiver !

La douceur, déjà bien présente ces derniers mois, s’accentue ce mois-ci. Les températures sont en effet plus chaudes que la normale de 3 à 4 degrés en moyenne, faisant de ce mois de Février 2020 un des plus chauds jamais observé depuis l’après-guerre. Seul le mois de Février 1990 a été plus chaud, et par endroits également le mois de Février 1966. Le printemps semble ainsi être arrivé avant l’heure. Du côté des précipitations, si elles sont globalement proches des normales voire excédentaires sur le Nord-Est de la région, c’est-à-dire essentiellement sur le Poitou et le Limousin, elles sont déficitaires ailleurs, de 15 à 35%, et même de 35 à 60% sur les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Quant à l’ensoleillement, proche de la normale sur la moitié nord de la région, il devient de plus en plus généreux à l’approche des Pyrénées.

Fait marquant :

La douceur remarquable des 10 premiers jours Sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, la douceur des 10 premiers jours (ou 1ère décade) de ce mois de février est exceptionnelle. En effet, ce n’est que la 2ème fois que la moyenne des températures du 1er au 10 février est aussi élevée depuis 1950 dans le Poitou-Charentes (10.2°C) et le Limousin (8.3°C). Seule la 1ère décade de février 1966 avait été plus douce avec 2 ou 3 dixièmes de degré en plus.

En Aquitaine, c’est un record : jamais il n’a fait aussi doux sur cette période (10.9°C de moyenne) ! Ce sont les températures minimales qui font la différence. Des records de douceur nocturne sont ainsi atteints les 2, 3 et 10 février, avec par endroits des températures minimales plus de 10 degrés supérieures aux valeurs habituelles en cette saison.

Quelques records :

Il a fait 12.7°C à l’aube du 2 février à Pauillac (33) : c’est un record depuis le début des mesures en 1962. Le 3, la température n’est pas descendue en dessous de : 12.7°C à Poitiers, un record depuis 1946 ; 10.8°C à Limoges, du jamais vu depuis 1973 ; 9.2°C à La Courtine (23), nuit la plus douce en février depuis 1949… Le 10, la station de Mont-de-Marsan enregistre elle aussi un record de douceur nocturne depuis l’après-guerre avec 13.2°C.

Températures :

Avec des températures moyennes mensuelles bien supérieures à la normale, de 3 à 4 degrés, dire que ce mois de février a été doux est un "doux" euphémisme ! En effet, sur le plupart des postes de mesures, seul le mois de février 1990 a été plus chaud. Et cette douceur a été observée sur toute la région, et tout au long du mois.

Du côté des minimales, les moyennes mensuelles sont plus chaudes de 3 à 4 degrés, avec cependant un distinguo entre la Corrèze, où cette écart à la normale n’est "que" de +2 à +3 degrés, et le Poitou, où cet écart atteint +4 à +5 degrés.

Pour les maximales, les valeurs sont plus homogènes, avec un écart moyen de +3 à +4 degrés sur une grande partie de la région, cet écart passant entre +4 et +5 degrés sur les Pyrénées Atlantiques. Les journées les plus froides sont celles des 5 et 6, avec des gelées locales, parfois fortes, les températures maximales restant malgré tout au-dessus des normales. Les journées les plus chaudes ont été celles des 2 et 3, ainsi que le 16, avec des températures 6 à 9 degrés au-dessus des normales. Écart à la moyenne de référence 1981-2010 de l indicateur thermique moyen mensuel Indicateurs.

Précipitations :

Les précipitations sont assez homogènes sur la région, avec le plus souvent entre 40 et 60 mm sur le mois, un peu plus sur les Pyrénées Atlantiques. Mais sur le Limousin et les Deux-Sèvres, le cumul mensuel avoisine très localement les 140 mm. On a ainsi relevé 138 mm à Secondigny (79), et respectivement 137 mm, 139 mm et 147 mm à Egletons (19), Beaumont-du-Lac (87) et Bugeat (19). Ce mois de février a donc été globalement un mois plutôt sec, faisant suite à un mois de janvier déjà plutôt sec. D’ailleurs, si l’on excepte le Limousin, qui a connu des précipitations proches des normales voire légèrement excédentaires, on retrouve les caractéristiques du mois précédent, avec un excédent parfois important (+30 à +50%) sur le Nord-Ouest des Deux-Sèvres et le Nord de la Vienne, et un déficit marqué (-30 à -60%) sur les Landes et les Pyrénées Atlantiques. Mais, à partir du 25, le temps est devenu plus franchement perturbé, avec un défilé de dépressions sur les îles britanniques. Les pluies ont alors été quotidiennes et n’ont épargné aucune région, prélude à un début de mois de mars particulièrement arrosé. Rapport à la moyenne de référence 1981-2010 des cumuls mensuels de précipitations agrégées Cumul quotidien de précipitations à la station de : Bressuire (79) =.

2020-01 : Synthèse climatique du mois de janvier sur le Poitou

Analyse générale – Très ensoleillé, doux et irrégulièrement pluvieux

Du 1er au 8 janvier : conditions anticycloniques

Un anticyclone sur l’Europe de l’Est atténue la perturbation le 1er. Le temps est faiblement pluvieux sur le Poitou et le vent faible de sud amène de la douceur. Le 2, les nuages persistent. Le 3, une perturbation peu active circule du nord au sud, suivie d’éclaircies sur le Poitou où se forment des brouillards la nuit suivante. Peu d’évolution le 4, avec des éclaircies. Le vent faible s’oriente au nord. Il gèle souvent la nuit du 5 au 6 sous un ciel dégagé. Le 7 est gris et humide dans de l’air doux arrivé la nuit précédente. La perturbation s’éloigne le lendemain et les éclaircies reviennent par l’ouest. Le vent de sud-est se lève et les températures maximales adoptent des valeurs 4 à 6 degrés au-dessus des normales.

Du 9 au 17 janvier : partiellement perturbé

Une dépression s’approche de la Bretagne en se creusant le 9. Les nuages deviennent de plus en plus denses par le nord-ouest. Un vent assez fort à fort accompagne les pluies et les averses nocturnes. Elles s’éloignent le lendemain et le vent s’apaise lentement. Le ciel se dégage la nuit suivante, favorisant les gelées qui épargnent la vallée de la Garonne. Après une journée humide le 10, le 11 après la dissipation des bancs de brouillard avec de nombreuses gelées matinales, la journée est assez ensoleillée. Le 12, les nuages amènent de petites pluies localement dans l’après-midi et la nuit suivante. Les nuages et les quelques pluies se maintiennent le 13. Le 14, en marge d’un régime perturbé, il pleut faiblement ainsi que les jours suivants. Une nouvelle perturbation traverse la région en fin de nuit suivante et matinée du 17.

Du 18 au 22 janvier : temps sec et anticyclonique

Le soleil devient de plus en plus généreux mais la bise assez forte, refroidit l’atmosphère. Le Poitou reste en marge d’une dépression active « Gloria » qui concerne l’Espagne et le sud de la France,

Du 23 au 31 janvier : régime d’ouest très doux et perturbé

Le vent s’oriente à l’ouest et souffle en bourrasques les 27 et 28 janvier. Il amène quotidiennement des pluies ou des averses jusqu’en fin de mois. Le 31, les dernières pluies quittent progressivement le nord de la région pendant que le ciel se dégage au sud. Au fil des jours, la douceur matinale s’est accentuée et le 31, il fait 5 à 10 degrés au-dessus des normales.

Précipitations – une certaine variabilité spatiale

Les cumuls varient entre 160 mm sur les Gâtines et à peine 30 mm sur le Thouarsais et le Loudunais à la frontières de l’Anjou. Ces cumuls sont irréguliers à l’échelle du Poitou et ont été dessiné par quelques journées de pluies plus intenses.

L’excédent est généralisé sur la moitié sud des Deux Sèvres, ce sont sur les Gâtines qu’il est le plus marqué avec 30 % localement de plus que la normale mensuelle. C’est sur le Thouarsais que le déficit est le plus fort avec 40 % de moins qu’habituellement. Sur la Vienne, les précipitations dessinent un glacis allant du Montmorillonais avec des valeurs proches des normales, au Loudunais où il manque environ 40 % de pluies par rapport au cumul moyen pour un mois de janvier. Les précipitations ont été fréquentes avec une bonne dizaine de jours où celles-ci ont dépassé les 1 mm. Les jours les plus pluviogéniques se sont situés en fin de première décade, comme le 9 janvier, sur les Deux Sèvres où on a relevé jusqu’à 14,7 mm à St Maixent l’Ecole ce jour là. Ensuite c’est à partir du 27 janvier que les cumuls ont été importants déclenchant des crues de différentes rivières du Poitou. On a enregistré, ce jour là, assez généralement sur le Poitou 15 à 25 mm  et même plus : 37, 2 mm à Ménigoute (79), 34,3 mm à Secondigny (79) ou encore 30,9 mm à Lezay (79), la Vienne a été moins touchée : 25,4 mm à la Trimouille (86), 23,3 mm à Benassay (86) et seulement 8,6 mm à Loudun (86). Le 30 janvier , le centre des Deux Sèvres a été encore bien arrosé : 26,3 mm à Secondigny alors que l’on ne relevait que 1 mm à Thouars (79), et une bonne dizaine de millimètres sur le Civraisien. On a entendu des coups de tonnerre sur les Deux Sèvres les 17, 27 et 28 janvier.

Températures – Douceur

De la douceur, les températures minimales et maximales sont largement au-dessus des normales, assez généralement de 2 à 3 degrés ! Les températures ont cependant fait un peu le yoyo avec des périodes certes courtes comme à compter du 19 et jusqu’au 25 janvier où les minimales sont descendues par moment et localement en dessous de zéro degré et les maximales ont eu du mal à dépassé les 7 degrés jusqu’au 23 janvier, le tout a été renforcé par moment par un vent de noroit parfois soutenu. Les matinées les plus « froides » ont été les 22 et 23 janvier : -2,2°C à Thénezay (79), -2,1°C à Thouars (79), -2 C à la Trimouille (86) et assez généralement entre 1°C et -1°C aux premières heures du jour. Le reste du mois c’est la douceur qui a largement prédominé avec des minimales et maximales toujours au-dessus des normales. En fin de mois cette douceur s’est accentuée surtout pour les minimales où les valeurs affichées ont dépassé de 10 degrés les normales, les maximales dépassant les 15 °C comme le 16 janvier où on a enregistré jusqu’à 16,5°C à la Trimouille (86) ! A Poitiers, la température moyenne maximale de janvier 2020 se situe en 5ème position des valeurs les plus chaudes depuis 75 ans , janvier 2018 avec 11,2°C étant la plus chaude.

Les vents – Sud et Nord dominants

L’épisode anticyclonique hivernal a contribué à alimenté les vents de nord, le reste du mois la dominant à été de sud contribuant au niveau élevé des températures pour un mois de janvier. Les plus fortes rafales se sont faites sentir en fin de mois avec le retour du temps perturbé, en particulier les 27 et 28 janvier où ont été relevées les plus fortes rafales : 83,5 km/h à Scillé (79) le 28, ou encore 80,6 km/h le 27 à Niort (79).

Insolation – Un soleil très présent

L’ensoleillement a été exceptionnel pour un mois de janvier sur la Vienne, et l’excédent d’ensoleillement est généralisé. A Poitiers, janvier 2020, avec 105h47mn, est le deuxième mois de janvier le plus ensoleillé depuis plus de 60 ans derrière 2018 qui aussi l’avait été particulièrement. Cet ensoleillement a été moins fort sur les Deux Sèvres qui ont été plus exposées aux intempéries. Ainsi à Niort avec 88h46, l’ensoleillement du moins se situe « seulement » en 12ème position

2019-12 : Synthèse climatique du mois de décembre sur le Poitou

Analyse générale – Pluie et douceur restent au menu

Malgré un peu de répit dans les précipitations, en début et fin de mois, les conditions automnales se poursuivent.

Du 1er au 5. Les hautes pressions dominent, dans un flux de Nord-Est qui assèche l’atmosphère. Après une première journée avec de nombreux nuages et quelques averses, le soleil reprend enfin le dessus et domine sur le reste de la période. Il y a malgré tout un peu de grisaille, notamment des brouillards le 5, persistants sur le Nord. Les températures sont plutôt fraîches, avec de fréquentes gelées à partir du 4.

Du 6 au 9. Les conditions restent anticycloniques mais le flux d’altitude s’oriente à l’Ouest, laissant passer quelques perturbations. Les nuages reprennent le dessus et donnent d’abord des petites pluies les 6 et 7, avant un passage pluvieux plus marqué le 8, suivi de quelques averses le 9. Du côté du mercure, après encore de fréquentes gelées le 6, les températures remontent nettement. Le vent est d’abord modéré de Sud, puis assez fort d’Ouest à Nord-Ouest les 8 et 9 avec alors des rafales de 60 à 80 km/h.

Du 10 au 23. Les conditions deviennent dépressionnaires et le temps se gâte franchement. Les passages pluvieux se succèdent, donnant parfois une hauteur d’eau conséquente (30 à 50 mm localement le 14…). Les rivières débordent rapidement puis restent en crue sur toute la période, principalement pour la Sèvre Niortaise. Les températures sont très douces, notamment grâce au flux dominant de Sud. Le vent est souvent assez fort et souffle en rafales, particulièrement du 19 au 22 où il atteint 80 à 100 km/h.

Du 24 au 31. Les pressions remontent enfin. Les dernières petites pluies s’évacuent rapidement par l’Est en début de matinée du 24, puis le temps est sec et assez bien ensoleillé malgré la grisaille. Les températures restent douces mais fraîchissent en fin de mois avec le retour des gelées,

Précipitations – Encore un bon arrosage !

Les 2 semaines très pluvieuses du 10 au 23 font de ce mois de Décembre un mois excédentaire en précipitations. Et, si cet excédent est faible sur le Sud-Est (+5 à +20%), il est plus important ailleurs, notamment sur la Gâtine où il atteint +60 à +90 %. Il est ainsi tombé 80 à 100 mm d’eau sur la moitié Nord-Est, et 120 à 170 mm sur le Sud-Ouest, jusqu’à 230 mm sur la Gâtine à Secondigny. Ce bon arrosage a conduit à mettre le Poitou en vigilance Jaune-crue, en début de mois suite aux précipitations de Novembre, puis du 14 au 28 suite aux fortes pluies du 14.

Températures – Grande douceur malgré quelques petites gelées.

Malgré un peu de fraîcheur en début et toute fin de mois, c’est bien la douceur qui caractérise ce mois de Décembre. Les températures sont en effet bien plus douces que la normale, de +2 à +3 degrés, aussi bien du côté des minimales que des maximales. Les températures minimales ont ainsi souvent été comprises entre 5 et 10°C, la journée la plus froide étant le 4 avec des gelées généralisées, parfois assez fortes (autour de -3°C), notamment sur le Thouarsais et le Sud-Est de la Vienne. Quand aux maximales, elles ont souvent été comprises entre 10 et 15°C, la journée la plus chaude étant le 19 avec 15 à 17°C (17.6°C à La Trimouille).

Insolation – Un soleil qui, finalement, arrive à tirer son épingle du jeu…

Malgré le temps perturbé du 6 au 23, où le soleil a fort à faire avec les nombreux nuages, l’insolation est excédentaire ce mois-ci, de +10 heures à Niort, et même de +25 heures à Poitiers, grâce aux belles périodes ensoleillées des début et fin de mois. Paradoxalement, il y a eu 12 à 13 jours d’ensoleillement médiocre (<=20 % de la durée du jour), contre seulement 2 belles journées ensoleillées (>=80%) : le soleil a donc dû batailler ferme avec les nuages, mais s’en est finalement bien sorti à coup de belles éclaircies.

Les vents – Un flux perturbé.

Même si ce ne sont pas des conditions dépressionnaires qui ont dominé, les vents sont nettement dominant d’un large secteur Sud à Ouest. Ils sont souvent soutenus, notamment du 8 au 22 où les fortes rafales ont été quasi-quotidiennes. D’ailleurs, même si la journée du 13 a connu de fortes rafales locales (93 km/h à Scillé, et, surtout, 121 km/h à Civray ! ), c’est la période du 20 au 22 qui a été la plus agitée, conduisant une mise en vigilance Jaune-vent du Poitou, avec des rafales qui ont fréquemment avoisiné les 90 km/h.

2019-11 : Synthèse climatique du mois de novembre sur le Poitou

Analyse générale – Gris et très pluvieux

Les perturbations s’enchaînent et les cumuls pluviométriques mensuels sont importants, ils atteignent localement des records. L’ensoleillement est déficitaire, côté températures, les moyennes mensuelles sont proches des normales.

Du 1er au 5 novembre : flux d’ouest-sud-ouest très perturbé

Une dépression s’approche de l’Irlande le 1er et plusieurs vagues de pluie, parfois orageuses, balayent la région. L’air est très doux pour une Toussaint. En gagnant les îles britanniques le 2, la tempête Amélie amène des pluies et des bourrasques sur une grande partie du sud-ouest de la France. Les pluies associées, parfois orageuses sont suivies d’averses l’après-midi. Ce temps agité, instable et venté persiste les 4 et 5 novembre.

Du 6 au 18 novembre : frais dans un régime de nord-ouest

La dépression anglaise s’enfonce sur la France le 5 et le flux s’oriente au nord-ouest, amenant un peu de fraîcheur. Des pluies plus importantes se produisent sur le sud des Deux Sèvres dans la nuit du 6 au 7 novembre. Un temps instable lui succède le 7. L’arrivée d’un petit minimum sur le nord de la région le 8, apporte de petites pluies. Après les brouillards en matinée du 9, la pluie revient avec du vent. La nuit suivante, les averses arrosent le Poitou, puis ce temps instable persiste jusqu’au 12 novembre. Dans la nuit du 12 au 13, les éclaircies nocturnes contribuent à la baisse des températures et les petites gelées sont nombreuses. Une zone dépressionnaire glisse sur la France à compter du 14 et nous donne un temps souvent couvert à nuageux avec des pluies passagères.

Du 18 au 20 novembre : accalmie

Les pressions sont à la hausse, il gèle au lever du jour, le vent est faible et le soleil fait de belles apparitions après la dissipation des brumes et bancs de brouillard matinaux.

Du 21 au 30 novembre : plus doux mais toujours passagèrement perturbé

Un vent de secteur sud domine la période, des remontées d’air doux gagnent la région et contribuent à établir progressivement des températures au-dessus des normales de saison. Le ciel est souvent chargé avec des pluies ou des averses, excepté le 23, il pleut plus ou moins tous les jours jusqu’à la fin du mois. Quelques brumes ou bancs de brouillard se forment par place dans la nuit du 29 au 30.

Précipitations – Très pluvieux

Que d’eau ! L’excédent est généralisé et ce sont très souvent 2 fois et plus des cumuls moyens mensuels qui ont été relevés sur le Poitou. Les quantités mensuelles recueillies varient avec un dégradé bien balisé du nord-est au voisinage de la Touraine au sud-ouest aux frontières de la Charente-Maritime, de presque 140 mm à plus de 220 mm sur le mois, voire jusqu’à 281,3 mm sur les Gâtines à Segondigny(79) qui est maintenant le record mensuel depuis 1957 pour ce point de mesure. A Poitiers-Biard, avec 167,2 mm, c’est le deuxième mois de novembre le plus pluvieux depuis 1949, derrière 1984 où on avait relevé 168,6 mm. A Niort, avec 186,5 mm c’est le 4? mois le plus pluvieux, c’est en 2000 que l’on avait enregistré le plus fort cumul mensuel avec 238,2 mm. Il a quasiment plu tous les jours avec des précipitations souvent conséquentes. La première décade a été la plus pluvieuse et elle a fortement contribué à l’excédent mensuel. Les deux premières journées du mois ont apporté l’essentiel des pluies sur une grande moitié sud du Poitou : 80,5mm à Civray (86) (la normale mensuelle pour novembre étant de 96 mm), 77,5 mm à Prin Deyrançon(79) sur ces deux jours ! Alors que l’on n’a relevé que 22,2 mm à Loudun (86) sur la même période. Des coups de tonnerre ont été entendus dans le sud du Mellois le 3 novembre, de façon plus isolée le 4, le 5 le 9, le 13 sur le Poitou et plus généralisée le 26 sur les Deux Sèvres. Ces importantes précipitations ont contribué pour un tiers des jours à la mise en alerte crue dans les Deux Sèvres, deux fois moins sur la Vienne.

Températures – Normales

Les températures moyennes mensuelles sont proches ou un peu au-dessus des normales, se sont les maximales qui sont un peu en dessous des normales, les minimales sont elles un peu au-dessus. Il a fallu attendre le 9 novembre pour que les températures minimales approchent le zéro degré sur une partie nord-ouest du Poitou. Il y a eu de faibles gelées un peu partout le 13 novembre au matin, elles ont été plus fortes le 19 et 20 novembre : -2 degrés à Bressuire (79) le 19, -2,3 degrés à Parthenay(79), -1,2 degrés à Bressuire(86). En fin de mois les températures maximales se situent trois à quatre degrés au-dessus des normales, elles plongent de 4 à 5 degrés le dernier jour du mois avec une journée assez hivernale.

Insolation – Le soleil aux abonnés absents

Le déficit d’ensoleillement est généralisé et s’est étalé sur tout le mois, avec un dégradé sud-nord. Sur la région de Mauléon au Loudunais, on enregistre un peu plus que 80 % de l’ensoleillement habituel, dans une zone s’étendant jusqu’au Montmorillonnais, on relève entre 80 et 70 % de la normale et sur le Civraisien en dessous de 70 %. A Poitiers, on a eu du soleil 63h et 8mn contre 82h et 35mn habituellement. Sur Niort où le déficit est plus marqué on a seulement relevé 57h et 10mn contre 90h et 12mn normalement.

Les vents – De sud essentiellement

La composante sud à sud-ouest a été très marquée durant tout ce mois de novembre. Les vents les plus forts ont été enregistrés soit au passage Amélie ou dans son sillage, soit en fin de mois : 96,8 km/h à Scillé( 79) le 3 novembre, 91,4km/h à Poitiers Biard le 27 novembre.