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2020-02 : Synthèse climatique du mois de février sur le Poitou et La Nouvelle-Aquitaine

Toujours pas d’hiver !

La douceur, déjà bien présente ces derniers mois, s’accentue ce mois-ci. Les températures sont en effet plus chaudes que la normale de 3 à 4 degrés en moyenne, faisant de ce mois de Février 2020 un des plus chauds jamais observé depuis l’après-guerre. Seul le mois de Février 1990 a été plus chaud, et par endroits également le mois de Février 1966. Le printemps semble ainsi être arrivé avant l’heure. Du côté des précipitations, si elles sont globalement proches des normales voire excédentaires sur le Nord-Est de la région, c’est-à-dire essentiellement sur le Poitou et le Limousin, elles sont déficitaires ailleurs, de 15 à 35%, et même de 35 à 60% sur les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Quant à l’ensoleillement, proche de la normale sur la moitié nord de la région, il devient de plus en plus généreux à l’approche des Pyrénées.

Fait marquant :

La douceur remarquable des 10 premiers jours Sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, la douceur des 10 premiers jours (ou 1ère décade) de ce mois de février est exceptionnelle. En effet, ce n’est que la 2ème fois que la moyenne des températures du 1er au 10 février est aussi élevée depuis 1950 dans le Poitou-Charentes (10.2°C) et le Limousin (8.3°C). Seule la 1ère décade de février 1966 avait été plus douce avec 2 ou 3 dixièmes de degré en plus.

En Aquitaine, c’est un record : jamais il n’a fait aussi doux sur cette période (10.9°C de moyenne) ! Ce sont les températures minimales qui font la différence. Des records de douceur nocturne sont ainsi atteints les 2, 3 et 10 février, avec par endroits des températures minimales plus de 10 degrés supérieures aux valeurs habituelles en cette saison.

Quelques records :

Il a fait 12.7°C à l’aube du 2 février à Pauillac (33) : c’est un record depuis le début des mesures en 1962. Le 3, la température n’est pas descendue en dessous de : 12.7°C à Poitiers, un record depuis 1946 ; 10.8°C à Limoges, du jamais vu depuis 1973 ; 9.2°C à La Courtine (23), nuit la plus douce en février depuis 1949… Le 10, la station de Mont-de-Marsan enregistre elle aussi un record de douceur nocturne depuis l’après-guerre avec 13.2°C.

Températures :

Avec des températures moyennes mensuelles bien supérieures à la normale, de 3 à 4 degrés, dire que ce mois de février a été doux est un "doux" euphémisme ! En effet, sur le plupart des postes de mesures, seul le mois de février 1990 a été plus chaud. Et cette douceur a été observée sur toute la région, et tout au long du mois.

Du côté des minimales, les moyennes mensuelles sont plus chaudes de 3 à 4 degrés, avec cependant un distinguo entre la Corrèze, où cette écart à la normale n’est "que" de +2 à +3 degrés, et le Poitou, où cet écart atteint +4 à +5 degrés.

Pour les maximales, les valeurs sont plus homogènes, avec un écart moyen de +3 à +4 degrés sur une grande partie de la région, cet écart passant entre +4 et +5 degrés sur les Pyrénées Atlantiques. Les journées les plus froides sont celles des 5 et 6, avec des gelées locales, parfois fortes, les températures maximales restant malgré tout au-dessus des normales. Les journées les plus chaudes ont été celles des 2 et 3, ainsi que le 16, avec des températures 6 à 9 degrés au-dessus des normales. Écart à la moyenne de référence 1981-2010 de l indicateur thermique moyen mensuel Indicateurs.

Précipitations :

Les précipitations sont assez homogènes sur la région, avec le plus souvent entre 40 et 60 mm sur le mois, un peu plus sur les Pyrénées Atlantiques. Mais sur le Limousin et les Deux-Sèvres, le cumul mensuel avoisine très localement les 140 mm. On a ainsi relevé 138 mm à Secondigny (79), et respectivement 137 mm, 139 mm et 147 mm à Egletons (19), Beaumont-du-Lac (87) et Bugeat (19). Ce mois de février a donc été globalement un mois plutôt sec, faisant suite à un mois de janvier déjà plutôt sec. D’ailleurs, si l’on excepte le Limousin, qui a connu des précipitations proches des normales voire légèrement excédentaires, on retrouve les caractéristiques du mois précédent, avec un excédent parfois important (+30 à +50%) sur le Nord-Ouest des Deux-Sèvres et le Nord de la Vienne, et un déficit marqué (-30 à -60%) sur les Landes et les Pyrénées Atlantiques. Mais, à partir du 25, le temps est devenu plus franchement perturbé, avec un défilé de dépressions sur les îles britanniques. Les pluies ont alors été quotidiennes et n’ont épargné aucune région, prélude à un début de mois de mars particulièrement arrosé. Rapport à la moyenne de référence 1981-2010 des cumuls mensuels de précipitations agrégées Cumul quotidien de précipitations à la station de : Bressuire (79) =.

2020-01 : Synthèse climatique du mois de janvier sur le Poitou

Analyse générale – Très ensoleillé, doux et irrégulièrement pluvieux

Du 1er au 8 janvier : conditions anticycloniques

Un anticyclone sur l’Europe de l’Est atténue la perturbation le 1er. Le temps est faiblement pluvieux sur le Poitou et le vent faible de sud amène de la douceur. Le 2, les nuages persistent. Le 3, une perturbation peu active circule du nord au sud, suivie d’éclaircies sur le Poitou où se forment des brouillards la nuit suivante. Peu d’évolution le 4, avec des éclaircies. Le vent faible s’oriente au nord. Il gèle souvent la nuit du 5 au 6 sous un ciel dégagé. Le 7 est gris et humide dans de l’air doux arrivé la nuit précédente. La perturbation s’éloigne le lendemain et les éclaircies reviennent par l’ouest. Le vent de sud-est se lève et les températures maximales adoptent des valeurs 4 à 6 degrés au-dessus des normales.

Du 9 au 17 janvier : partiellement perturbé

Une dépression s’approche de la Bretagne en se creusant le 9. Les nuages deviennent de plus en plus denses par le nord-ouest. Un vent assez fort à fort accompagne les pluies et les averses nocturnes. Elles s’éloignent le lendemain et le vent s’apaise lentement. Le ciel se dégage la nuit suivante, favorisant les gelées qui épargnent la vallée de la Garonne. Après une journée humide le 10, le 11 après la dissipation des bancs de brouillard avec de nombreuses gelées matinales, la journée est assez ensoleillée. Le 12, les nuages amènent de petites pluies localement dans l’après-midi et la nuit suivante. Les nuages et les quelques pluies se maintiennent le 13. Le 14, en marge d’un régime perturbé, il pleut faiblement ainsi que les jours suivants. Une nouvelle perturbation traverse la région en fin de nuit suivante et matinée du 17.

Du 18 au 22 janvier : temps sec et anticyclonique

Le soleil devient de plus en plus généreux mais la bise assez forte, refroidit l’atmosphère. Le Poitou reste en marge d’une dépression active « Gloria » qui concerne l’Espagne et le sud de la France,

Du 23 au 31 janvier : régime d’ouest très doux et perturbé

Le vent s’oriente à l’ouest et souffle en bourrasques les 27 et 28 janvier. Il amène quotidiennement des pluies ou des averses jusqu’en fin de mois. Le 31, les dernières pluies quittent progressivement le nord de la région pendant que le ciel se dégage au sud. Au fil des jours, la douceur matinale s’est accentuée et le 31, il fait 5 à 10 degrés au-dessus des normales.

Précipitations – une certaine variabilité spatiale

Les cumuls varient entre 160 mm sur les Gâtines et à peine 30 mm sur le Thouarsais et le Loudunais à la frontières de l’Anjou. Ces cumuls sont irréguliers à l’échelle du Poitou et ont été dessiné par quelques journées de pluies plus intenses.

L’excédent est généralisé sur la moitié sud des Deux Sèvres, ce sont sur les Gâtines qu’il est le plus marqué avec 30 % localement de plus que la normale mensuelle. C’est sur le Thouarsais que le déficit est le plus fort avec 40 % de moins qu’habituellement. Sur la Vienne, les précipitations dessinent un glacis allant du Montmorillonais avec des valeurs proches des normales, au Loudunais où il manque environ 40 % de pluies par rapport au cumul moyen pour un mois de janvier. Les précipitations ont été fréquentes avec une bonne dizaine de jours où celles-ci ont dépassé les 1 mm. Les jours les plus pluviogéniques se sont situés en fin de première décade, comme le 9 janvier, sur les Deux Sèvres où on a relevé jusqu’à 14,7 mm à St Maixent l’Ecole ce jour là. Ensuite c’est à partir du 27 janvier que les cumuls ont été importants déclenchant des crues de différentes rivières du Poitou. On a enregistré, ce jour là, assez généralement sur le Poitou 15 à 25 mm  et même plus : 37, 2 mm à Ménigoute (79), 34,3 mm à Secondigny (79) ou encore 30,9 mm à Lezay (79), la Vienne a été moins touchée : 25,4 mm à la Trimouille (86), 23,3 mm à Benassay (86) et seulement 8,6 mm à Loudun (86). Le 30 janvier , le centre des Deux Sèvres a été encore bien arrosé : 26,3 mm à Secondigny alors que l’on ne relevait que 1 mm à Thouars (79), et une bonne dizaine de millimètres sur le Civraisien. On a entendu des coups de tonnerre sur les Deux Sèvres les 17, 27 et 28 janvier.

Températures – Douceur

De la douceur, les températures minimales et maximales sont largement au-dessus des normales, assez généralement de 2 à 3 degrés ! Les températures ont cependant fait un peu le yoyo avec des périodes certes courtes comme à compter du 19 et jusqu’au 25 janvier où les minimales sont descendues par moment et localement en dessous de zéro degré et les maximales ont eu du mal à dépassé les 7 degrés jusqu’au 23 janvier, le tout a été renforcé par moment par un vent de noroit parfois soutenu. Les matinées les plus « froides » ont été les 22 et 23 janvier : -2,2°C à Thénezay (79), -2,1°C à Thouars (79), -2 C à la Trimouille (86) et assez généralement entre 1°C et -1°C aux premières heures du jour. Le reste du mois c’est la douceur qui a largement prédominé avec des minimales et maximales toujours au-dessus des normales. En fin de mois cette douceur s’est accentuée surtout pour les minimales où les valeurs affichées ont dépassé de 10 degrés les normales, les maximales dépassant les 15 °C comme le 16 janvier où on a enregistré jusqu’à 16,5°C à la Trimouille (86) ! A Poitiers, la température moyenne maximale de janvier 2020 se situe en 5ème position des valeurs les plus chaudes depuis 75 ans , janvier 2018 avec 11,2°C étant la plus chaude.

Les vents – Sud et Nord dominants

L’épisode anticyclonique hivernal a contribué à alimenté les vents de nord, le reste du mois la dominant à été de sud contribuant au niveau élevé des températures pour un mois de janvier. Les plus fortes rafales se sont faites sentir en fin de mois avec le retour du temps perturbé, en particulier les 27 et 28 janvier où ont été relevées les plus fortes rafales : 83,5 km/h à Scillé (79) le 28, ou encore 80,6 km/h le 27 à Niort (79).

Insolation – Un soleil très présent

L’ensoleillement a été exceptionnel pour un mois de janvier sur la Vienne, et l’excédent d’ensoleillement est généralisé. A Poitiers, janvier 2020, avec 105h47mn, est le deuxième mois de janvier le plus ensoleillé depuis plus de 60 ans derrière 2018 qui aussi l’avait été particulièrement. Cet ensoleillement a été moins fort sur les Deux Sèvres qui ont été plus exposées aux intempéries. Ainsi à Niort avec 88h46, l’ensoleillement du moins se situe « seulement » en 12ème position

2019-12 : Synthèse climatique du mois de décembre sur le Poitou

Analyse générale – Pluie et douceur restent au menu

Malgré un peu de répit dans les précipitations, en début et fin de mois, les conditions automnales se poursuivent.

Du 1er au 5. Les hautes pressions dominent, dans un flux de Nord-Est qui assèche l’atmosphère. Après une première journée avec de nombreux nuages et quelques averses, le soleil reprend enfin le dessus et domine sur le reste de la période. Il y a malgré tout un peu de grisaille, notamment des brouillards le 5, persistants sur le Nord. Les températures sont plutôt fraîches, avec de fréquentes gelées à partir du 4.

Du 6 au 9. Les conditions restent anticycloniques mais le flux d’altitude s’oriente à l’Ouest, laissant passer quelques perturbations. Les nuages reprennent le dessus et donnent d’abord des petites pluies les 6 et 7, avant un passage pluvieux plus marqué le 8, suivi de quelques averses le 9. Du côté du mercure, après encore de fréquentes gelées le 6, les températures remontent nettement. Le vent est d’abord modéré de Sud, puis assez fort d’Ouest à Nord-Ouest les 8 et 9 avec alors des rafales de 60 à 80 km/h.

Du 10 au 23. Les conditions deviennent dépressionnaires et le temps se gâte franchement. Les passages pluvieux se succèdent, donnant parfois une hauteur d’eau conséquente (30 à 50 mm localement le 14…). Les rivières débordent rapidement puis restent en crue sur toute la période, principalement pour la Sèvre Niortaise. Les températures sont très douces, notamment grâce au flux dominant de Sud. Le vent est souvent assez fort et souffle en rafales, particulièrement du 19 au 22 où il atteint 80 à 100 km/h.

Du 24 au 31. Les pressions remontent enfin. Les dernières petites pluies s’évacuent rapidement par l’Est en début de matinée du 24, puis le temps est sec et assez bien ensoleillé malgré la grisaille. Les températures restent douces mais fraîchissent en fin de mois avec le retour des gelées,

Précipitations – Encore un bon arrosage !

Les 2 semaines très pluvieuses du 10 au 23 font de ce mois de Décembre un mois excédentaire en précipitations. Et, si cet excédent est faible sur le Sud-Est (+5 à +20%), il est plus important ailleurs, notamment sur la Gâtine où il atteint +60 à +90 %. Il est ainsi tombé 80 à 100 mm d’eau sur la moitié Nord-Est, et 120 à 170 mm sur le Sud-Ouest, jusqu’à 230 mm sur la Gâtine à Secondigny. Ce bon arrosage a conduit à mettre le Poitou en vigilance Jaune-crue, en début de mois suite aux précipitations de Novembre, puis du 14 au 28 suite aux fortes pluies du 14.

Températures – Grande douceur malgré quelques petites gelées.

Malgré un peu de fraîcheur en début et toute fin de mois, c’est bien la douceur qui caractérise ce mois de Décembre. Les températures sont en effet bien plus douces que la normale, de +2 à +3 degrés, aussi bien du côté des minimales que des maximales. Les températures minimales ont ainsi souvent été comprises entre 5 et 10°C, la journée la plus froide étant le 4 avec des gelées généralisées, parfois assez fortes (autour de -3°C), notamment sur le Thouarsais et le Sud-Est de la Vienne. Quand aux maximales, elles ont souvent été comprises entre 10 et 15°C, la journée la plus chaude étant le 19 avec 15 à 17°C (17.6°C à La Trimouille).

Insolation – Un soleil qui, finalement, arrive à tirer son épingle du jeu…

Malgré le temps perturbé du 6 au 23, où le soleil a fort à faire avec les nombreux nuages, l’insolation est excédentaire ce mois-ci, de +10 heures à Niort, et même de +25 heures à Poitiers, grâce aux belles périodes ensoleillées des début et fin de mois. Paradoxalement, il y a eu 12 à 13 jours d’ensoleillement médiocre (<=20 % de la durée du jour), contre seulement 2 belles journées ensoleillées (>=80%) : le soleil a donc dû batailler ferme avec les nuages, mais s’en est finalement bien sorti à coup de belles éclaircies.

Les vents – Un flux perturbé.

Même si ce ne sont pas des conditions dépressionnaires qui ont dominé, les vents sont nettement dominant d’un large secteur Sud à Ouest. Ils sont souvent soutenus, notamment du 8 au 22 où les fortes rafales ont été quasi-quotidiennes. D’ailleurs, même si la journée du 13 a connu de fortes rafales locales (93 km/h à Scillé, et, surtout, 121 km/h à Civray ! ), c’est la période du 20 au 22 qui a été la plus agitée, conduisant une mise en vigilance Jaune-vent du Poitou, avec des rafales qui ont fréquemment avoisiné les 90 km/h.

2019-11 : Synthèse climatique du mois de novembre sur le Poitou

Analyse générale – Gris et très pluvieux

Les perturbations s’enchaînent et les cumuls pluviométriques mensuels sont importants, ils atteignent localement des records. L’ensoleillement est déficitaire, côté températures, les moyennes mensuelles sont proches des normales.

Du 1er au 5 novembre : flux d’ouest-sud-ouest très perturbé

Une dépression s’approche de l’Irlande le 1er et plusieurs vagues de pluie, parfois orageuses, balayent la région. L’air est très doux pour une Toussaint. En gagnant les îles britanniques le 2, la tempête Amélie amène des pluies et des bourrasques sur une grande partie du sud-ouest de la France. Les pluies associées, parfois orageuses sont suivies d’averses l’après-midi. Ce temps agité, instable et venté persiste les 4 et 5 novembre.

Du 6 au 18 novembre : frais dans un régime de nord-ouest

La dépression anglaise s’enfonce sur la France le 5 et le flux s’oriente au nord-ouest, amenant un peu de fraîcheur. Des pluies plus importantes se produisent sur le sud des Deux Sèvres dans la nuit du 6 au 7 novembre. Un temps instable lui succède le 7. L’arrivée d’un petit minimum sur le nord de la région le 8, apporte de petites pluies. Après les brouillards en matinée du 9, la pluie revient avec du vent. La nuit suivante, les averses arrosent le Poitou, puis ce temps instable persiste jusqu’au 12 novembre. Dans la nuit du 12 au 13, les éclaircies nocturnes contribuent à la baisse des températures et les petites gelées sont nombreuses. Une zone dépressionnaire glisse sur la France à compter du 14 et nous donne un temps souvent couvert à nuageux avec des pluies passagères.

Du 18 au 20 novembre : accalmie

Les pressions sont à la hausse, il gèle au lever du jour, le vent est faible et le soleil fait de belles apparitions après la dissipation des brumes et bancs de brouillard matinaux.

Du 21 au 30 novembre : plus doux mais toujours passagèrement perturbé

Un vent de secteur sud domine la période, des remontées d’air doux gagnent la région et contribuent à établir progressivement des températures au-dessus des normales de saison. Le ciel est souvent chargé avec des pluies ou des averses, excepté le 23, il pleut plus ou moins tous les jours jusqu’à la fin du mois. Quelques brumes ou bancs de brouillard se forment par place dans la nuit du 29 au 30.

Précipitations – Très pluvieux

Que d’eau ! L’excédent est généralisé et ce sont très souvent 2 fois et plus des cumuls moyens mensuels qui ont été relevés sur le Poitou. Les quantités mensuelles recueillies varient avec un dégradé bien balisé du nord-est au voisinage de la Touraine au sud-ouest aux frontières de la Charente-Maritime, de presque 140 mm à plus de 220 mm sur le mois, voire jusqu’à 281,3 mm sur les Gâtines à Segondigny(79) qui est maintenant le record mensuel depuis 1957 pour ce point de mesure. A Poitiers-Biard, avec 167,2 mm, c’est le deuxième mois de novembre le plus pluvieux depuis 1949, derrière 1984 où on avait relevé 168,6 mm. A Niort, avec 186,5 mm c’est le 4? mois le plus pluvieux, c’est en 2000 que l’on avait enregistré le plus fort cumul mensuel avec 238,2 mm. Il a quasiment plu tous les jours avec des précipitations souvent conséquentes. La première décade a été la plus pluvieuse et elle a fortement contribué à l’excédent mensuel. Les deux premières journées du mois ont apporté l’essentiel des pluies sur une grande moitié sud du Poitou : 80,5mm à Civray (86) (la normale mensuelle pour novembre étant de 96 mm), 77,5 mm à Prin Deyrançon(79) sur ces deux jours ! Alors que l’on n’a relevé que 22,2 mm à Loudun (86) sur la même période. Des coups de tonnerre ont été entendus dans le sud du Mellois le 3 novembre, de façon plus isolée le 4, le 5 le 9, le 13 sur le Poitou et plus généralisée le 26 sur les Deux Sèvres. Ces importantes précipitations ont contribué pour un tiers des jours à la mise en alerte crue dans les Deux Sèvres, deux fois moins sur la Vienne.

Températures – Normales

Les températures moyennes mensuelles sont proches ou un peu au-dessus des normales, se sont les maximales qui sont un peu en dessous des normales, les minimales sont elles un peu au-dessus. Il a fallu attendre le 9 novembre pour que les températures minimales approchent le zéro degré sur une partie nord-ouest du Poitou. Il y a eu de faibles gelées un peu partout le 13 novembre au matin, elles ont été plus fortes le 19 et 20 novembre : -2 degrés à Bressuire (79) le 19, -2,3 degrés à Parthenay(79), -1,2 degrés à Bressuire(86). En fin de mois les températures maximales se situent trois à quatre degrés au-dessus des normales, elles plongent de 4 à 5 degrés le dernier jour du mois avec une journée assez hivernale.

Insolation – Le soleil aux abonnés absents

Le déficit d’ensoleillement est généralisé et s’est étalé sur tout le mois, avec un dégradé sud-nord. Sur la région de Mauléon au Loudunais, on enregistre un peu plus que 80 % de l’ensoleillement habituel, dans une zone s’étendant jusqu’au Montmorillonnais, on relève entre 80 et 70 % de la normale et sur le Civraisien en dessous de 70 %. A Poitiers, on a eu du soleil 63h et 8mn contre 82h et 35mn habituellement. Sur Niort où le déficit est plus marqué on a seulement relevé 57h et 10mn contre 90h et 12mn normalement.

Les vents – De sud essentiellement

La composante sud à sud-ouest a été très marquée durant tout ce mois de novembre. Les vents les plus forts ont été enregistrés soit au passage Amélie ou dans son sillage, soit en fin de mois : 96,8 km/h à Scillé( 79) le 3 novembre, 91,4km/h à Poitiers Biard le 27 novembre.

2019-10 : Synthèse climatique du mois d’octobre sur le Poitou

Analyse générale – Pluvieux, douceur matinale, faible ensoleillement

Le 1 octobre, c’est un temps pluvio-orageux qui se décale vers l’est dans la journée

Du 2 octobre au 5 octobre : le flux d’altitude est de nord-ouest anticyclonique et contribue à circonscrire l’activité des limites perturbées qui circulent sur la région. C’est un temps nuageux avec quelques gouttes dans une ambiance de saison sans plus qui s’établit. Le vent essentiellement océanique est parfois soutenu.

Du 6 octobre au 10 octobre : Le flux reste océanique et les pressions baissent un peu permettant la circulation de perturbations in fine assez peu actives.

Du 11 au 20 octobre : un flux cyclonique de sud-ouest s’établit en altitude, dans lequel circulent des limites pluvio-orageuses parfois marquées comme le 14 octobre. Ce jour-là, une limite a balayé le Poitou s’accompagnant de vents tempétueux dans une très grande douceur plus estivale qu’automnale, Le mercure a retrouvé la raison à compter du 15 octobre en perdant plus de 7°C du jour au lendemain. Ensuite, ce sont des perturbations très pluviogéniques et souvent venteuses qui ont circulé sur la région. On notera, les pluies continues et intenses qui se sont abattues sur une grande partie du Poitou durant le week-end du 19 et 20 octobre.

Les 21 et 22 octobre, un peu de calme avec beaucoup de brumes ou des bancs de brouillard matinaux et un peu de soleil après toute cette pluie !

Du 22 au 31 octobre, les flux cycloniques d’altitude de sud-ouest ont été dominants avec des conditions de surfaces soit anticycloniques soit de l’ordre d’un marais barométrique. Ils ont contribué à établir un temps souvent humide, avec quelques gouttes ou avec bancs de brouillard dans une ambiance très douce en matinée du fait la présence récurrente des nuages la nuit.

Précipitations – Retour en force de la pluie

L’excédent est généralisé, il est très marqué sur un axe Niort-Chatellerault avec des rapports aux normales qui sont par endroits supérieurs à 190 % du cumul mensuel moyen, voire très localement le double des quantités mensuelles habituelles. De part et d’autre de cet axe, il y a une sorte de glacis avec des précipitations de moins en moins excédentaires pour aller sur le sud-est de la Vienne avec des valeurs normales pour un mois d’octobre dans la région de Mauprévoir (86). Du coté des Deux Sèvres, c’est la zone nord-ouest allant de Scillé (79) à la région de Mauléon (79) où les cumuls ont été les moins forts, se situant autour de la norme mensuelle. L’essentiel des précipitations est tombé sur 7 à 5 jours du 14 au 20 octobre avec le week-end du 19 et 20 particulièrement arrosé. Du 16 au 20 octobre, les cumuls ont été compris entre plus de 100 mm (107,7 mm à Secondigny (79) ou encore avec 102,2 mm à St Maixent l’Ecole (79)) et sur une zone centrale du Pays Mélusin au Grand Poitiers, et seulement une quarantaine sur le sud-est de la Vienne, une partie de Civraisien au Montmorillonnais et du Thouarsais au Loudunais. Les journées les plus pluvieuses sont sans conteste les 16 et 19 octobre pour le Poitou. Ainsi on réléve  le 16 octobre essentiellement sur les Gatines  : 44,7 mm à Secondigny, 40,8 mm à Pougne Hérisson (79). Le 19 octobre, les cumuls ont varié entre une dizaine de millimètres sur le Bressuirais à plus de 45 mm sur Poitiers, ou encore le Pays Mélusin et la région de Lezay : 47,1 mm à Lezay (79), 45,2 mm à Poitiers, 44 mm à Lusignan (86) ou encore 43,1 mm à Niort. Des orages isoles se sont produits le premier jour du mois sur les Deux Sèvres, et sur le sud de la Vienne, ensuite le 12 octobre et le 13 octobre sur l’extrême sud-est de la Vienne,. Le 14 octobre, ils ont été généralisés sur les Deux Sèvres, ils ont débordé sur la Vienne où ils ont été plus isolés. Le 20 octobre, le tonnerre s’est seulement fait entendre du côté de la Trimouille (86).

Températures – Une douceur certaine en matinée

Il a fait plus chaud que d’habitude pour un mois d’octobre. Ce sont 1,5 à 2 degrés de plus pour la température moyenne mensuelle sur l’ensemble du Poitou. Cet excédent tient beaucoup aux températures minimales, en effet on relève assez généralement 2,5 à 3 degrés de plus que les normales pour les moyennes mensuelles des minimales enregistrées au fil ce mois d’octobre 2019. Du coté des maximales, l’excédent est bien moins marqué et les moyennes mensuelles se situent un peu au-dessus des normales : 0,5 à 1°C seulement. Dans le Thouarsais on est même un peu en dessous des températures maximales moyennes. Et ce, malgré une période du 11 au 14 octobre, où les maximales ont affiché des valeurs estivales. A compter du 11 octobre, le mercure s’est envolé répondant aux sirènes d’un court été indien. La journée la plus chaude est certainement le 13 octobre avec des valeurs assez généralement supérieures à 25 °C sur une moitié sud des Deux Sèvres et sur la Vienne où l’on a enregistré les plus importantes valeurs : 27,7°C à la Trimouille, 27,3°C dans la vallée de la Vienne au Vigeant (86). A Poitiers Biard, octobre 2019 est le 4éme le plus chaud pour les minimales depuis 74 ans, et le 5éme mois d’octobre le plus chaud à Niort depuis 61 ans.

Insolation – Le soleil aux abonnés absents

Le soleil n’a pas été au rendez-vous et le déficit est important sur l’ensemble du mois, les nombreuses situations de temps perturbé et pluvieux ont bouté hors du ciel poitevin le soleil qui a trouvé refuge plus au sud ! Ce sont en moyenne 50 h d’ensoleillement qui manquent pour ce mois d’octobre 2019. Sur Poitiers on a enregistré seulement 77 h contre 129h habituellement, sur Niort ce sont 83h et 22 mn de soleil contre 133h à l’accoutumée.

Les vents – de Sud dominant

Les vents ont souvent été orientés au sud , voire un peu sud à sud-ouest avec un coup de vent en lien avec une épisode pluvio-orageux du 14 octobre. Ce jour-là qui a été mis en vigilance orange, les rafales de vent de sud-ouest assez généralement supérieures à l’ordre de 70 km/h se sont produites en fin d’après-midi. On a relevé 84 km/h à Melle (79), ainsi que 79 km/h à Poitiers.

2019-09 : Synthèse climatique du mois de septembre sur le Poitou

Analyse générale – Chaud, généralement ensoleillé et inégalement

Du 1 septembre au 20 septembre : temps quasiment sec et bien ensoleillée

Les systèmes perturbés sont toujours repoussés plus au nord, les flux d’altitude oscillent du Nord-Ouest en début de mois, ils prennent une composante plus Est, puis Sud-Est en fin de période. Ce sont des conditions anticycloniques continentales de Nord-Est essentiellement qui prévalent sur toute la période. Ainsi, c’est un temps presque sec qui perdure jusqu’en troisième décade, quelques précipitations se produisent mais restent anecdotiques. Les températures , un peu basses le matin en première décade, sont en hausse progressivement et sont supérieures aux normales en deuxième décade. Du côté, des maximales on atteint des valeurs très estivales à compter du 13 septembre. Le soleil est très présent et assure un excellent ensoleillement sur cette période et ce malgré quelques brouillards matinaux les 11 et 12 septembre.

Du 21 septembre au 30 septembre : retour des nuages et des pluies

Un flux perturbé et océanique s’établit sur le Poitou. Les pluies sont de retour avec des vents de sud-sud-ouest à sud-ouest souvent soutenus, voire forts en fin de mois dans l’après-midi du 29 septembre. Des perturbations se succèdent, elles sont plus ou moins actives. L’essentiel des pluies est tombé sur 3 ou 4 jours à compter du 22 septembre, rattrapant ou dépassant les cumuls moyens mensuels. Les températures sont en baisse sensible, plutôt en dessous des normales pour les maximales ou justes de saison, les minimales restent supérieures du fait de la présence nuageuse nocturne.

Précipitations – Forte irrégularité des précipitations

Les précipitations se sont concentrées sur la dernière décade,, elles ont été parfois importantes sur une courte période. Au total, sur le mois l’excédent est très marqué (30 à 40 % au-dessus de la normale) sur la moitié Sud des Deux Sèvres, en particulier sur un axe allant de Prin-Deyrancon à St Maixent l’Ecole (79), à l’opposé le Loudunais et le Montmorillonais accusent un déficit de 30 à 40 % par rapport au cumul moyen. Ailleurs le déficit est plus ou moins généralisé, il varie d’à peine 10 % sur une frontière ouest de la Vienne à 20 à 30 % sur le reste du département. En Deux Sèvres, c’est le Thouarsais qui est le plus déficitaire avec 20 % de pluie en moins qu’habituellement. L’essentiel des pluies est tombé en quelques jours en dernière décade avec des journées particulièrement pluvieuses sous des épisodes instables et très localement pluvio-orageux. Les pluies sont arrivées par l’ouest le 21 septembre et se sont cantonnées dans un premier temps sur les Deux Sèvres, donnant des cumuls d’une dizaine de millimètres sur un axe Thouars/Melle. Elles ont ouvert la voie au retour de précipitations plus importantes. Ainsi le 23 septembre, la journée la plus pluvieuse du mois, on a relevé des cumuls importants : 30 mm à Segondigny (79), 29,3 mm à Prin-Deyrançon (79) ou encore 24mm à Niort. Les quantités sur la Vienne ont varié entre une dizaine de millimètres et plus de 15 mm en allant sur l’Indre et Loire. Il a bien plu aussi sur la moitié sud des Deux Sèvres et des Gâtines le 25 septembre : 20,7 mm à Secondigny (79).

Températures – Chaud

Les températures moyennes mensuelles sont au-dessus des normales assez généralement de 1 à 1,5 °C ? localement jusqu’à 2°C. Il en va de même avec les maximales. Les minimales sont plus contrastées : elles sont proches des normales sur un pourtour du Poitou allant des frontières de l’Anjou aux terres limousines et sur une partie sud du Civraisien. Ailleurs l’excédent varie entre 0,5 et 1,5°C, très localement aussi jusqu’à 2°C au centre des Deux Sèvres. Les matinées ont parfois été fraîches en début de mois avec des valeurs proches de 5°C comme le 5 septembre au matin sur les Gâtines ou le 6 septembre au voisinage du Limousin. Un épisode estival s’est installé à compter du 13 septembre avec des valeurs maximales très élevées pour la saison. Sur la Vienne on relève ce jour-là des températures maximales comprises entre 29°C et 33°C : 32,8°C à Mauprévoir (86), 32,3°C au Vigeant (86). Sur les Deux Sèvres, c’est sur le Mellois que les températures ont été les plus élevées : 30,6°C à Lezay (79). Ces températures ont poursuivi leur hausse le lendemain et se sont maintenu à un haut niveau jusqu’ 18 septembre où elles ont perdu 4 à 5 degrés. La journée la plus chaude a été le 15 septembre où on a relevé jusqu’à 34,1°C à Mauprévoir, 33°C à La Trimouille (86) et 32,5°C à Niort et Prin-Deyrançon (79).

Insolation – Le soleil a été bien présent

Au final, il y a un petit excédent de 5 à 15 % par rapport à la normale. Ce sont les deux premières décades qui ont contribué à compléter le déficit de la dernière décade où les nuages ayant été particulièrement présents, le soleil a eu du mal à trouver une place, et ainsi cette dernière affiche un déficit assez généralement de 50 % d’ensoleillement. A Poitiers on a relevé 222 h de soleil contre 194 h habituellement, à Niort on enregistre un peu moins avec 218 h de soleil pour une normale de 203h, une journée ou deux d’ensoleillement en plus !

Les vents – longitudinaux

Les vents de secteurs Nord ou de secteur Sud ont dominé sur le mois mettant en évidence la persistance de dorsale atlantique ou de conditions anticycloniques continentales. Le vent a forci en fin de mois avec l’arrivée des pluies et des perturbations actives qui ont balayé la région. On a enregistré alors des fortes rafales de vent  : le 29 septembre on a enregistré 80,3km/h à Scillé et 73,1km/h à Poitiers ce jour-là.

2019-08 : Synthèse climatique du mois d’août sur le Poitou

Analyse générale – Sec, assez chaud, et tardivement ensoleillé.

Du 1er au 6 : estival.

Le mois commence avec des conditions anticycloniques, et, même si les pressions baissent ensuite, le soleil est à son avantage. Quelques averses orageuses cependant le 1er en fin de journée, touchant surtout le Sud du Poitou. Les températures sont de saison, temporairement chaudes les 3 et 4 puisque dépassant les 30°C. Vent, d’abord de secteur Nord, puis s’orientant Ouest-Sud-Ouest.

Du 7 au 12 : instable.

Dans un flux d’Ouest à Sud-Ouest, d’abord dépressionnaire puis faiblement anticyclonique, les nuages se font plus menaçants et occasionnent des averses quotidiennement. Ce sont d’abord des pluies instables, très localement orageuses sur la Gâtine, qui sévissent le 7, dès la fin de nuit, donnant des pluies conséquentes (72 mm à Moncoutant ! ) n’épargnant que le Sud-Est de la Vienne. Les jours suivant, les averses sont plus localisées, mais généralisées le 11, et encore assez nombreuses voire localement orageuses le 12. Le mercure grimpe jusqu’au 8, dépassant alors les 30°C, puis baissent ensuite régulièrement, pour passer sous les normales à partir du 11.

Du 13 au 19 : frais et nuageux.

Le flux de Sud-Ouest à Ouest se maintient, mais avec des conditions anticycloniques. Les nuages, malgré quelques périodes ensoleillées, gardent la mainmise, et donnent même des petites pluies les 14, 17 et 18. Les températures restent en-dessous des normales de saison.

Du 20 au 31 : ensoleillé et rapidement chaud.

Avec des conditions majoritairement anticycloniques et un vent plus sec, dominant de Nord-Est à Est, le soleil reprend nettement le dessus et règne en maître. Il est malgré tout contrarié par de la grisaille matinale le 25 sur le Sud, puis par des nuages océaniques les 27 et 28 suite aux averses orageuses de la nuit du 26 au 27. Les températures remontent peu à peu pour osciller entre 30 et 35° du 22 au 26, puis chutent brusquement le 27 pour revenir aux valeurs de saison, avant un dernier coup de chaud les 2 derniers jours.

Précipitations – La sécheresse se poursuit.

Si l’on excepte les fortes pluies instables de la nuit du 6 au 7, qui ont souvent donné + de 10 mm, voire + de 25 mm sur une large bande allant de Moncoutant à Châtellerault, et même + de 50 mm au Nord de la Gâtine, le manque d’eau a été flagrant ce mois-ci. En effet, si le cumul mensuel se rapproche des normales sur ces régions bien arrosées, voire les explose à Moncoutant (+70%), le déficit est général ailleurs, atteignant 20 à 50 %, et même 60 à 75 % sur le Sud-Est de la Vienne (moins de 15 mm à Montmorillon ! ).

A noter que les 71.8 mm du 6 à Moucoutant sont un record pour un mois d’Août sur ce poste, et se rapprochent grandement du record quotidien observé le 29 Septembre 1999 avec 72.6 mm.

Températures – Globalement chaud malgré une petite période plus fraîche.

Les températures, sur le mois, sont en moyenne plus chaudes d’environ 0.9 degré. Mais c’est du côté des maximales que l’écart est le plus important (+1.4 degrés), les minimales se rapprochant des normales (+0.4 degré). Les petits « coups de chaud », où la température maximale a avoisiné les 30°C, notamment du 22 au 26, avec des maximales entre 30 et 35°C, ont donc largement compensé la période un peu plus fraîche, du 11 au 19, où les températures étaient en-dessous des normales.

La région la plus chaude a été le Montmorillonnais, avec un écart de +3 degrés pour les maximales, Août 2019 arrivant ainsi en 4ème position depuis 1966 des mois d’Août les plus chauds, pour les maximales, assez proche de 2016 et 2018, mais loin derrière 2003.

Insolation – Le soleil a pris son temps !

La première décade, avec moins de 80 heures, n’a été que presque normalement ensoleillée. La deuxième décade, par contre, avec moins de 60 heures, s’est révélée plutôt grise, avec 20 à 25 heures de soleil en moins. Heureusement, la troisième décade a été très bien ensoleillée, avec près de 115 heures, en faisant une des 3ème décades d’Août les plus ensoleillées (3ème rang à Poitiers et 5ème rang à Niort).

Ainsi, globalement, avec respectivement 246 et 253 heures, l’ensoleillement de ce mois d’Août est très légèrement déficitaire à Niort (-2 heures), et excédentaire à Poitiers (+11 heures)

Les vents – Faibles à modérés et océaniques.

Ils sont assez nettement dominants de Sud-Ouest à Ouest, avec donc un apport d’humidité et de nuages. Le secteur Nord-Est est aussi bien représenté, principalement sur la troisième décade ensoleillée. On note quelques pointes voisines de 50 km/h, mais aucun vent égal ou supérieur à 60 km/h.

2019-07 : Synthèse climatique du mois de juillet sur le Poitou

Analyse générale – chaud à très chaud, sec et trés ensoleillé

Du 1 juillet a 7 juillet : quelques orages

Le flux d’altitude est principalement de sud-ouest, en surface les vents sont de secteur Est à Nord-Est parfois modéré, des averses orageuses se produisent en matinée du 1 juillet, elles sont plus marquées sur le Montmorillonais. Quelques averses orageuses débordent sur la Vienne à compter du 5 juillet, le 6 juillet c’est le Chatelleraudais et le Chauvinois qui entendent des coups de tonnerre : on relève 11 m à Archigny ce jour-là, Ailleurs le temps reste sec. Le 7 juillet c’est le sud de la vallée de la Vienne à la frontière de la Charente qui est concernée par ces averses orageuses.

Du 8 au 25 juillet : soleil et fortes chaleurs

Les conditions anticycloniques se sont installées durablement assurant un temps sec et généralement ensoleillé, Le flux de sud et un air très chaud s’est progressivement glissé sur notre région et sur l’ensemble de la France. Ainsi c’est une deuxième vague caniculaire qui s’est abattue sur le Poitou à compter du 23 juillet. A nouveau comme précédemment en juin, de nombreux records mensuels tant pour les températures minimales que maximales ont été battus. Sur l’Est du département de la Vienne pour une période de presque 30 ans de nouveaux records absolus ont été établis.

Du 26 juillet au 31 juillet : orages, variable rafraîchissement

Le retour de la pluie et des orages s’est produit dans la nuit du 25 au 26 juillet, et celles-ci se sont prolongées le 26 avec des cumuls journaliers importants par endroits sur une moitié nord du Poitou. A la suite dans une ambiance sérieusement rafraîchie, on a perdu environ 20 degrés sur les maximales entre le 25 et le 26 juillet, des averses éparses se produisent.

Précipitations – Orages en fin de mois

Il a fallu attendre le 25 juillet pour que les premières pluies conséquentes du mois arrivent sur l’ensemble du Poitou, après un épisode de sécheresse estivale généralisée sur les Deux Sèvres et une grande moitié ouest de la Vienne de plus de 35 jours consécutifs sans précipitations significatives . Cette période a débuté en fin de deuxième décade du mois de juin. Ce sont les précipitations pluvio-orageuses particulièrement celles du 26 juillet fortement irrégulières qui ont dessiné les contours des déficits mensuels à l’échelle du Poitou. Sur la dernière semaine de juillet, les cumuls enregistrés varient entre 70 mm sur le Neuvillois et un peu plus de 10 mm sur le Thoursais. Sur ces quelques jours de fin de mois, les cumuls mensuels les plus importants ont été enregistrés des Gâtines au Chatelleraudais en passant par la plaine de Neuville. Ainsi sur cette zone, en forme de haricot, on enregistre par endroits un petit excédent par rapport aux valeurs mensuelles de l’ordre de 10 %. Ailleurs sur le département le déficit est généralisé et important, les fortes chaleurs ont contribué à plonger le Poitou dans une période de sécheresse marquée où nombre de cours d’eau ont développé des assecs entraînant des dégâts au niveau de la flore et de la faune de ces milieux aquatiques. Au voisinage de l’Anjou, le déficit est important de l’ordre de 70 % ainsi que dans l’est du Montmorillonais, ailleurs celui-ci est plus généralement de 30 à 50 %. Dans la nuit du 25 au 26 juillet, de nombreux orages ont éclaté, ainsi que dans l’après-midi et en soirée le 26 juillet où ils se sont accompagnés de fortes pluies : 59,8 mm à Neuville du Poitou (86), 43,2 mm à Thuré( 86), 33,1 mm à Parthenay (79) ce jour là.

Températures – Un été chaud et caniculaire

A la suite de l’épisode caniculaire de juin, les températures une grande partie de juillet ont été d’un très bon niveau et largement supérieures aux normales de saison. L’excédent thermique est généralisé pour les minimales ( entre 1,5 et 2,5 degrés de plus qu’à l’accoutumée) et surtout pour les maximales ( assez généralement supérieures de 3 à 4,5 degrés par rapport aux normales mensuelles). Une période caniculaire s’est de nouveau invitée cet été 2019 à compter du mardi 23 juillet. Les températures maximales sont alors comprises entre 38 et 41 degrés sur le deux départements. Des records absolus de températures maximales sont battus sur une grande moitie est du département de la Vienne : 40.8°C à Thuré (86) et à Montmorillon(86), 40.5°C à Archigny (86)  et 38.2°C à Scillé  (79), ainsi que de nombreux records mensuels de températures maximales pour le mois de juillet ont été battus ce jour là en de nombreux points de mesure, et ce depuis le début des enregistrements. Un tout petit répit le 24 juillet avec des températures comprises entre 18 et 39 °C. Le 25 juillet, le début de journée est déjà très chaud  : les températures minimales sont comprises entre 18°C et plus de 26°C et des records absolus de températures minimales sont alors battus à Scillé (79) avec 26,3°C, ainsi qu’à Montmorillon(86) avec 24.1°C et à Civray (86) avec 23.1°C. Les maximales ce jour là se sont situées entre 36 °C au voisinage sur Mauléon (79) et plus de 40 °C sur la Gâtine poitevine à Benassay (40.2°C) ou dans la vallée de la Vienne au Vigeant (86) avec 40.4°C. Le lendemain, le 26 juillet, le mercure amorçait une baisse assez vertigineuse et ce sont en moyenne18 à 20 degrés de moins pour les maximales qui ont été enregistrés : seulement 20,4°C à Mauléon (79) à 0,1°C prés la température minimale de la veille ! Une quinzaine de journées où le thermomètre a dépassé les 30°C sur le centre des Deux-Sèvres, et assez généralement plus d’une douzaine ailleurs dans le département, La Vienne a eu un peu moins chaud avec une bonne dizaine de jours « seulement » où le mercure a dépassé les 30°C. A Poitiers Biard, le mois de juillet 2019 est le deuxième mois le plus chaud pour les températures maximales mensuelles depuis 1949, derrière 2006 (le plus chaud avec une moyenne mensuelle des températures maximales de 30,6°C). A Niort en troisième position aussi après 2006 (30,3°C) et 1983 (30°C) et ce depuis 1959. Du côté des minimales, à Poitiers, depuis 1949, juillet 2019 se positionne en 3? position après 2006 (16,8°C) et 2018 (16,1°C).

Insolation – Un chaud soleil

Beaucoup de soleil, souvent très chaud et écrasant. L’excédent d’ensoleillement est généralisé entre 35 et 45 % de plus que la moyenne. L’ensoleillement varie à l’échelle du Poitou entre 310 heures au voisinage de l’Anjou, et 320 à 330 heures ailleurs. L’excédent par rapport aux normales est plus marqué au nord qu’au sud où parfois des entrées maritimes ont gagné les contrées sud du Poitou et sont venues contrarier en début de journée l’apparition du soleil. A Poitiers juillet 2019 est parmi les 10 mois les plus ensoleillés depuis 1949.

Les vents – Des vents de sud ou de nord-est

L’essentiel des vents ont soufflé soit du sud-ouest soit de nord-est à est. Ils ont parfois été faible à modérés, voire assez forts comme en fin de mois entre autre sous des orages. Le 26 juillet , on a enregistré une rafale de 72 km/h à Thénezay (79). Le 30 juillet le vent a été soutenu une partie de la journée : 61km/h à Scillé (79) sur les hauteurs de Gatines, 59 km/h à Poitiers, 58Km/h à Archigny (86).

2019-06 : Synthèse climatique du mois de juin sur le Poitou

Analyse générale – Très contrasté et très varié : une tempête et un coup de chaud au menu du mois juin 2019

Du 1 au 4 juin : chaud et un peu instable

Le flux d’altitude est orienté au sud-ouest, c’est un temps chaud devenant passagèrement pluvio-orageux qui s’est établit.

Du 5 au 13 juin : perturbé et tempétueux

A compter du 5 juin, le temps se rafraîchit considérablement, une goutte froide va ensuite s’installer sur nous à compter du 7 juin précédée du passage de la tempête Miguel. Celle-ci déclenche une vigilance orange en raison des violentes rafales prévues ce jour-là sur le Poitou et une bonne partie de la France. On relève des vents supérieurs à 100km/h dans le Poitou et supérieurs à 120km/h sur le littoral charentais. Les vents moyens ont été souvent très soutenus et ont contribué au fil des heures à fragiliser végétation et bâtiments occasionnant comme sur le département des Deux Sèvres des accidents et des dégâts par chute d’arbres ou coupures d’électricité, une centaine d’interventions ont aussi été recensées sur la Vienne.

Du 14 au 22 juin : souvent frais et nuageux

Le flux d’altitude s’établit au sud-ouest avec une hausse de pression en surface, ainsi c’est un temps parfois nuageux avec quelques phénomènes de brume ou bancs de brouillard qui perdure. Le soleil fait parfois des apparitions remarquées comme le 17 juin où il a été omniprésent et a donné un coup de pouce aux températures qui étaient bien à la peine.

Du 23 au 30 juin : fortes chaleurs et canicule

Le flux d’altitude de sud nous ramène de l’air tropical qui s’installe quelques jours sur la France entraînant une période caniculaire en juin sans précédent à cette période de l’été. Les débordements d’entrées maritimes limitent parfois la montée des températures le 29 sur une partie sud du Poitou. C’est plus sensible à compter du 28 juin en allant sur le littoral et vers l’ex-Aquitaine. Le 30 juin au matin, l’arrivée d’humidité de basses couches et d’air maritime plus frais et plus humide met fin à la période caniculaire des jours précédents. Quelques ondées sur le Poitou, localement orageuses se produisent dans la nuit du 30 au 1 juillet sur les Deux Sèvres.

Précipitations – Pluvio-orageuses, excédentaires et irrégulières

Il est tombé entre une quarantaine de millimètres dans le Thouarsais et presque 105 mm d’eau ce mois-ci dans le Civraisien. L’excédent est quasi généralisé excepté sur les Deux Sèvres où la région de Niort et allant vers la Vendée affiche un léger déficit d’une dizaine de pourcents par rapport à la normale mensuelle. Sur la Vienne, l’excédent est important surtout au sud d’une ligne reliant Poitiers à Archigny, surtout du Civraisien à la Vienne Limousine où l’excédent est de 60 à 80 % des cumuls habituels en juin. Les deux premières décades ont été très pluvieuses et parfois orageuses avec des journées à forts cumuls journaliers en particulier sur la période allant du 4 juin au 8 juin où les précipitations tombées ont constitué plus de la moitié des valeurs mensuelles, ou encore la période du 11 au 13 juin. Le 5 juin, des remontées pluvio-instables avec un ou deux coups de tonnerre dans le sud des Deux Sèvres ont donné de gros cumuls journaliers sur un petit quart sud-est des Deux Sèvres et surtout sur la Vienne avec un dégradé nord-sud où le Loudunais a recueilli un peu plus de 10 mm et le Pays Mélusin plus de 30 mm : 31 mm à Lusignan(86), 27,8 mm à Lezay(79). Le 11 juin, sur la région de Cerizay, à la frontière de la Vendée, on a enregistré 51,2 mm de pluie sous une limite pluvio-orageuse d’une intensité remarquable mais très localisée, ailleurs ce jour-là on a relevé assez généralement entre 1 et 5 mm et exceptionnellement 8 à 15 mm. La dernière décade a été quasiment sèche, excepté sur les Deux Sèvres avec un débordement pluio-orageux le 24 juin. Les orages ont été nombreux, au moins 11 jours où on a entendu un coup de tonnerre dans le Poitou, ils se sont accompagnés de rafales localement fortes comme le 6 juin sur les Gâtines ou encore 18 juin sur le Montmorillonais où les rafales ont atteint 95km/h et de quelques grêlons à la frontière de la Charente.

Températures très contrastées

Les températures moyennes mensuelles se sont situées en dessus des moyennes de saison d’environ 2 degrés. Cet excédent est à mettre au crédit de l’épisode vraiment caniculaire qui a débuté le 26 juin balayant nombre de records absolus surtout sur les minimales. A la suite d’une fin de mois de mai bien agréable, les quatre premiers jours ont été marqués par des températures en journée très estivales et supérieures aux normales saisonnières. Le thermomètre a plongé de plus de dix degrés à compter du 5 juin avec des valeurs maximales comprises entre 13 et 16 degrés ce jour là : 11,3°C à Secondigny (79) ou encore 12,7°C à Thuré (86), certainement une des journées les plus fraîches de ce mois de juin 2019. Cette journée a donné le tempo et les deux premières décades et quelques jours de la troisième ont été marquées par un temps souvent frais pour la saison, avec des jours très printaniers où les températures maximales avaient du mal a dépassé les 20 degrés ! A compter du 23 juin, le mercure est à la hausse et affiche des valeurs supérieures à 30°C, ce sont les prémisses d’une vague de chaleur caniculaire qui va concerner la France et le Poitou jusqu’en fin de mois. Le déclenchement de la période de vigilance orange le lundi 24 juin à 16 h s’est appuyé sur des calculs d’indicateurs bio-météorologiques. Ceux-ci prennent en compte les températures minimales et maximales (pour la Vienne ils sont de 19°C/35°C), mais pas seulement. Des facteurs comme la précocité, la durée, la pollution, l’humidité, l’incertitude de la prévision entrent en ligne de compte dans la décision du niveau de vigilance. Le 26 juin, les températures tant minimales que maximales ont été largement au-dessus des normales saisonnières : on relevait des températures comprises entre 18°C et 37°C à Mauprévoir (86) et à Thouars (79). Le 27 juin, les températures minimales sont généralement supérieures à 20 degrés, les maximales gagnent 1 à 2 degrés et sont comprises entre 34, 2°C à Brux et 39°C à Surin(79). A Loudun (86), le record mensuel de température minimale a été battu avec 22,4°C pour les 30 dernières années. A Niort, avec 38°C, le record mensuel de température maximale a été battu depuis le début des mesures en 1959, records mensuels battus aussi à Bressuire (79), Parthenay (79), Pougne Hérisson (79), Sécondigny (79)…. Le 28 juin, c’est la matinée la plus chaude de cette période, des records absolus de températures minimales sont battus en plusieurs points du Poitou : avec 23,1°C à Poitiers , le précédent daté de 1933 avec 23°C en août, record absolu à Bressuire (79) avec 22,7°C depuis 1990, Pougne Hérisson (79) avec 22,9°C ( mesures commencées en 1992), Archigny (86) avec 23°C ainsi qu’à Benassay (86), à Thuré c’est le record mensuel qui est battu avec 23,2°C (record absolu étant de 24,3°C le 5 août 2013) . Le 29 juin, il a fait entre 35 et plus de 41 °C du sud au nord du Poitou. Ce sont des records de températures maximales qui ont été battus avec une poche plus chaude sur un quart nord-est du département : 41,1 °C à Loudun (86) record absolu sur la ville depuis 30 ans sur toute l’année, à Poitiers record mensuel battu avec 38,3°C , le record absolu étant de 40,8°C le 27 juillet 1947, record battu aussi à Archigny avec 38,5°C, le record absolu étant de 40,1°C le 6 août 2003, record mensuel mais frôlant le record absolu à Thuré avec 40,3°C (absolu étant de 40,4°C le 6 août 2003), à Thouars( 79) avec 40,3°C c’est le record mensuel depuis 1975 qui a été dépassé. La précocité de cet épisode est à noter. En effet sur les 3 mois d’été, depuis 1949 à Poitiers Biard on a relevé deux périodes de trois jours consécutifs de températures minimales supérieures à 20°C en août 2003 ( du 6 au 8) et en juin 2019 (du 27 au 29 juin). De même, en 2003 on avait relevé 11jours de températures maximales supérieures à 35°C ( du 3 août au 13 août), la période la plus longue ensuite est celle qui vient de nous intéresser du 26 au 29 juin 2019, les autres périodes sont seulement de 3 jours consécutifs comme en 1947 ( max absolu à Poitiers) du 26 au 28 juillet, en août 1998 ou en 2016. A noter que du 20 juin au 22 juin 2017 on avait relevé 3 jours consécutifs de températures maximales supérieures à 35°C.

Insolation – proche de la normale

Le soleil a été présent sans plus une bonne partie du mois, c’est en dernière décade qu’il s’est vraiment installé et à été très chaud, tropical. Sur le Poitou on relève entre 240 et 250 heures d’ensoleillement. Il y a un petit excédent (autour de 10%) sur une franche Est du département de la Vienne. On a enregistré 6 à 7 jours de plein ensoleillement et deux à trois jours de ciel très nuageux, le reste du temps a été partagé et souvent nuageux.

Les vents – Des vents de sud

Les vents du secteur sud ont été largement dominants et souvent forts à tempétueux. Le passage de la tempête Miguel le 7 juin s’est accompagné de vents violents : 112km/h à Thénezay (79), 101,5 km/h à Poitiers(89), 100,1 km/h Montmorillon(86) ce jour-là. Le reste du mois les vents ont été souvent d’Est parfois modérés.

2019-05 : Synthèse climatique du mois de mai sur le Poitou

Analyse générale – Frais, avec des précipitations sans excès, ensoleillé sans plus

Le 1 mai : pluvio-orageux

Une goutte froide circule sur le pays. Le soleil brille en début de journée puis se couvre, avant l’arrivée d’une perturbation en soirée qui s’accompagne d’un vent d’ouest soutenu et de pluies orageuses.

Du 2 au 6 mai : faiblement perturbé

Des conditions anticycloniques de nord à nord-ouest s’établissent. C’est un temps parfois nuageux avec encore quelques averses résiduelles le 2 mai, puis généralement ensoleillé avec des gelées blanches matinales ( les 5 et 6 ) qui s’installe en ce début mai.

Du 7 mai au 11 mai : dégradation

Une dégradation se met en place dans la journée du 7mai avec le retour des pluies dans la nuit suivante. Un passage perturbé, pluvio-orageux gagne le Poitou dans la nuit du 8 au 9 mai, précédé et accompagné d’un renforcement des vents de sud-ouest. A la suite, c’est un ciel de traîne avec quelques averses et des vents souvent soutenus qui perdure.

Du 12 mai au 16 mai : anticyclonique

C’est un temps sec et souvent ensoleillé dans une ambiance à peine de saison avec des vents de nord-ouest à nord-est souvent modérés à assez forts qui s’établit.

Du 17 mai au 23 mai : variable et frais

Dans un flux variable et rapide de surface, avec toujours un vent sensible, des averses ou des pluies se produisent parfois. Le soleil revient avec quelques bancs de brouillard matinaux à compter du 21 mai.

Du 24 mai au 28 mai : instable

Une dégradation pluvio-orageuse gagne le Poitou par le sud au cours de la journée du 24 mai et donne des précipitations significatives. A l’arrière, le soleil gagne du terrain, il est un peu contrarié par le passage d’une zone faiblement perturbée dans la journée du 27 mai et l’occurrence de quelques averses résiduelles le 28 mai sur le nord-ouest de la région.

Du 29 au 30 mai : hausse des pressions et chaleur

Le soleil est de retour après la dissipation des brumes ou bancs de brouillard matinaux, dans une ambiance de plus en plus estivale.

Précipitations – Assez proches des normales

Il est tombé entre une grosse trentaine de millimètres et un peu moins de 75 mm d’eau ce mois-ci. Le déficit est quasi généralisé sur les Deux Sèvres avec suivant les secteurs : un déficit de 40 à 30 % de la normale sur la frontière nord et nord-ouest des Deux-Sèvres et entre 15 et 5 % ailleurs. Sur la Vienne, le déficit est moins marqué et on relève même un excédent sur les Gâtines et sur un quart sud du département : 28 % de précipitations en plus sur Benassay et 13 % sur Civray. Les 3 à 4 jours de pluies conséquentes se sont étalés sur la première et deuxième décade. Ces jours ont construit les inégalités pluviométriques sur le Poitou. Ainsi la fête du 1 mai a vu ses défilés arrosés en fin de journée avec l’arrivée d’une zone pluvio-orageuse fortement pluviogénique  qui a donné des cumuls journaliers irréguliers : 28,6mm à Ténezay (79), 24,6 mn sur Glénay (79) alors que l’on ne relevait que 5,4 mm à La Ferrière-Airoux (86). De nouveau dans la journée du 8 mai et la nuit suivante des pluies ou averses parfois orageuses donnent de bons cumuls en particulier au sud d’une zone allant des Aubiers en Deux Sèvres à la Roche Posay en Vienne. C’est en Gâtines à Pougne Hérisson que l’on relève jusqu’à 23,4 mm, ailleurs les précipitations se situent entre 15 et 20 mm. Les pluies font un retour plus modeste le 17 et le 18 mai avec des cumuls allant d’à peine 1 mm sur la région de Mauléon (79) à plus de 20 mm dans le sud Civraisien pour les deux jours cumulés. Après ce sont de petites pluies passagères sans grande conséquence,

Températures – Plutôt souvent frais pour la saison

Les températures moyennes se sont situées en dessous des moyennes de saison de 0,5 degrés à 1,5 degrés, avec un déficit plus marqué sur un quart sud-est de la Vienne. Les températures minimales ont contribué à cette fraîcheur, l’écart aux normales varie de -0,5 à 1 degré sur les trois quarts du Poitou, de -1,5 à -2 degrés du Plateau Mellois aux frontières avec l’Indre. Les maximales aussi ont été en dessous des valeurs habituelles : entre 0,5 degrés et 1,5 degrés de déficit. Les 5 et 6 mai, il y a eu des gelées matinales en particulier sur le sud de la Vienne et au voisinage de l’Anjou. Elles ont été bien plus faibles et rares le 7 mai au matin, ne touchant que l’extrême sud du département de la Vienne : -0,1°C à Mauprévoir. Il n’y a pas eu de gelée après cette date sur le Poitou, cependant les minimales ont souvent été basses comme le 29 mai où on a relevé 3,8°C à Mauléon ce jour-là. Les maximales ont été souvent à la peine : le 18 mai on enregistré encore des valeurs comprises entre 12 et 18 degrés du sud au nord du Poitou ! Le thermomètre s’est emballé en toute fin de mois avec des valeurs comprises entre 26 et 28,5°C : 28,4°C à Surin(79), 28,1°C à Châtellerault( 86).

Insolation – Un ensoleillement dans la moyenne

Poitiers affiche 208h 23mn d’ensoleillement soit un peu moins de deux heures de plus que la normale mensuelle. Sur Niort et Loudun il y a un petit déficit de quelques dizaines de minutes. Ainsi pas d’excès de soleil durant ce mois de mai 2019. Les éclaircies ont été plus larges et plus nombreuses en deuxième décade ainsi c’est cette période qui a contribué à éviter un déficit plus important d’ensoleillement sur cette période.

Les vents – Souvent faibles

Les vents ont été parfois soutenus, voir assez forts à forts de secteur sud-ouest à nord à nord-est,. Les plus fortes rafales ont été relevées les 8 et 9 mai lors du passage d’un profond thalweg. On a enregistré 100,4 km/h sur les Gâtines à Scillé (79) et ailleurs elles ont été de 65 à 85 km/h suivant les secteurs et jusqu’à 90,7 km/h à Niort ce jour là !