2020-02 : Synthèse climatique du mois de février sur le Poitou et La Nouvelle-Aquitaine

Toujours pas d’hiver !

La douceur, déjà bien présente ces derniers mois, s’accentue ce mois-ci. Les températures sont en effet plus chaudes que la normale de 3 à 4 degrés en moyenne, faisant de ce mois de Février 2020 un des plus chauds jamais observé depuis l’après-guerre. Seul le mois de Février 1990 a été plus chaud, et par endroits également le mois de Février 1966. Le printemps semble ainsi être arrivé avant l’heure. Du côté des précipitations, si elles sont globalement proches des normales voire excédentaires sur le Nord-Est de la région, c’est-à-dire essentiellement sur le Poitou et le Limousin, elles sont déficitaires ailleurs, de 15 à 35%, et même de 35 à 60% sur les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Quant à l’ensoleillement, proche de la normale sur la moitié nord de la région, il devient de plus en plus généreux à l’approche des Pyrénées.

Fait marquant :

La douceur remarquable des 10 premiers jours Sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, la douceur des 10 premiers jours (ou 1ère décade) de ce mois de février est exceptionnelle. En effet, ce n’est que la 2ème fois que la moyenne des températures du 1er au 10 février est aussi élevée depuis 1950 dans le Poitou-Charentes (10.2°C) et le Limousin (8.3°C). Seule la 1ère décade de février 1966 avait été plus douce avec 2 ou 3 dixièmes de degré en plus.

En Aquitaine, c’est un record : jamais il n’a fait aussi doux sur cette période (10.9°C de moyenne) ! Ce sont les températures minimales qui font la différence. Des records de douceur nocturne sont ainsi atteints les 2, 3 et 10 février, avec par endroits des températures minimales plus de 10 degrés supérieures aux valeurs habituelles en cette saison.

Quelques records :

Il a fait 12.7°C à l’aube du 2 février à Pauillac (33) : c’est un record depuis le début des mesures en 1962. Le 3, la température n’est pas descendue en dessous de : 12.7°C à Poitiers, un record depuis 1946 ; 10.8°C à Limoges, du jamais vu depuis 1973 ; 9.2°C à La Courtine (23), nuit la plus douce en février depuis 1949… Le 10, la station de Mont-de-Marsan enregistre elle aussi un record de douceur nocturne depuis l’après-guerre avec 13.2°C.

Températures :

Avec des températures moyennes mensuelles bien supérieures à la normale, de 3 à 4 degrés, dire que ce mois de février a été doux est un "doux" euphémisme ! En effet, sur le plupart des postes de mesures, seul le mois de février 1990 a été plus chaud. Et cette douceur a été observée sur toute la région, et tout au long du mois.

Du côté des minimales, les moyennes mensuelles sont plus chaudes de 3 à 4 degrés, avec cependant un distinguo entre la Corrèze, où cette écart à la normale n’est "que" de +2 à +3 degrés, et le Poitou, où cet écart atteint +4 à +5 degrés.

Pour les maximales, les valeurs sont plus homogènes, avec un écart moyen de +3 à +4 degrés sur une grande partie de la région, cet écart passant entre +4 et +5 degrés sur les Pyrénées Atlantiques. Les journées les plus froides sont celles des 5 et 6, avec des gelées locales, parfois fortes, les températures maximales restant malgré tout au-dessus des normales. Les journées les plus chaudes ont été celles des 2 et 3, ainsi que le 16, avec des températures 6 à 9 degrés au-dessus des normales. Écart à la moyenne de référence 1981-2010 de l indicateur thermique moyen mensuel Indicateurs.

Précipitations :

Les précipitations sont assez homogènes sur la région, avec le plus souvent entre 40 et 60 mm sur le mois, un peu plus sur les Pyrénées Atlantiques. Mais sur le Limousin et les Deux-Sèvres, le cumul mensuel avoisine très localement les 140 mm. On a ainsi relevé 138 mm à Secondigny (79), et respectivement 137 mm, 139 mm et 147 mm à Egletons (19), Beaumont-du-Lac (87) et Bugeat (19). Ce mois de février a donc été globalement un mois plutôt sec, faisant suite à un mois de janvier déjà plutôt sec. D’ailleurs, si l’on excepte le Limousin, qui a connu des précipitations proches des normales voire légèrement excédentaires, on retrouve les caractéristiques du mois précédent, avec un excédent parfois important (+30 à +50%) sur le Nord-Ouest des Deux-Sèvres et le Nord de la Vienne, et un déficit marqué (-30 à -60%) sur les Landes et les Pyrénées Atlantiques. Mais, à partir du 25, le temps est devenu plus franchement perturbé, avec un défilé de dépressions sur les îles britanniques. Les pluies ont alors été quotidiennes et n’ont épargné aucune région, prélude à un début de mois de mars particulièrement arrosé. Rapport à la moyenne de référence 1981-2010 des cumuls mensuels de précipitations agrégées Cumul quotidien de précipitations à la station de : Bressuire (79) =.

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